Algérie

Perspectives pour la femme rurale

Perspectives pour la femme rurale
L'exposition sur la formation et l'accompagnement des femmes pour le progrès économique et social qu'organise le CFPA d'Ouzellaguen du 26 février au 10 du mois en cours est sans doute une bonne occasion pour les visiteurs de découvrir toutes les opportunités proposées aux jeunes sans qualification. Les programmes et dispositifs destinés à insérer et promouvoir la femme dans la vie active particulièrement en milieu rural mis en place par l'Etat trouvent leur concrétisation dans ce CFPA. La présence de la gent féminine est de l'ordre de 92,8 %. Elles sont en effet 129 sur les 132 stagiaires à suivre assidûment leur processus d'apprentissage qui leur permettra d'acquérir le savoir-faire nécessaire à l'exercice de leurs futurs métiers dans les spécialités informatique, coiffure, secrétariat, éducation et couture. Une section pilote à l'échelle de wilaya d'éducatrices spécialisées en première enfance a été lancée en avril 2007 avant qu'elle ne soit suivie par une seconde en octobre 2008.« Les stagiaires obtiendront un diplôme de technicien supérieur à l'issue de 30 mois de formation et seront appelées à prendre en charge la petite enfance. Elles auront à mener des actions éducatives devant répondre aux besoins des enfants à même de favoriser leur développement et leur épanouissement sur les plans cognitif, psychomoteur, socio-affectif et moral », nous dira Mme Benmeziane, l'une des psychologues enseignantes. Ces promotions investiront les crèches, les hôpitaux, le préscolaire et les jardins d'enfants où un déficit flagrant en éducatrices spécialisées est enregistré.Section pilote« Une formation qui nous ouvrira des perspectives de travail certaines et qui nous servira personnellement en tant que futures mamans », nous fera remarquer Naïma, l'une des élèves âgée de 25 ans. Le vaste atelier de coiffure est, de l'avis des apprenantes, très bien équipé en outils et produits capillaires. « Nous faisons 36 heures de cours, pratiques pour la plupart, par semaine. Il y a même parmi nous des filles qui ont un niveau Terminale et qui ont choisi de se spécialiser dans la coiffure car elles savent qu'elles ne chômeront pas une fois le diplôme en poche », confie Nacéra, 23 ans. Ouvrir un salon de coiffure pour dames près de chez soi est un objectif rêvé de par ses avantages socioprofessionnels que beaucoup de jeunes filles ont réussi à concrétiser ces dernières années. L'atelier couture et tailleur abrite quant à lui une exposition de vêtements créés à l'unité contrairement au prêt-à-porter produit en série. Mme Djenkal y veille au grain : « Nous sommes suffisamment équipés pour travailler différents tissus (tergal, velours, toile, cachemire') en réalisant diverses techniques de montage, assemblage et finitions. Un diplôme de technicien sera remis à nos stagiaires au bout de 24 mois », dira-t-elle.L'une d'elles, Samira, s'estime contente d'y être afin de pouvoir ouvrir plus tard une boutique et réaliser des vêtements personnalisés. Une exposition-vente des produits réalisés par les apprenties tailleuses et couturières dans le cadre de leurs exercices pratiques a été aussi proposée aux visiteurs. « Les produits invendus seront offerts au croissant rouge algérien et au service social de l'APC qui les distribueront à leur tour aux nécessiteux », nous précisera M. Chekkar, directeur du CFPA. Il en est ainsi pour d'autres jeunes filles et moins jeunes venues exposer leurs produits à l'image de Mme Lahlou, femme au foyer donnant des cours de préparation de gâteaux, spécialité orientale, à domicile. Confinée dans des domaines informels d'activités artisanales non porteurs d'emploi et mal rémunérée, la femme au foyer peut désormais résoudre ses problèmes de précarité, monter des projets propres et devenir citoyenne à part entière.Bientôt la sculpture, l'audiovisuel'En plus des spécialités existantes, s'adressant généralement à la gent féminine, le CFPA d'Ouzellaguen compte ouvrir prochainement d'autres formations diplômantes dans des spécialités destinées particulièrement aux garçons sans qualification. « Nous comptons introduire de nouvelles sections de maintenance des engins roulants et de sculpture sur bois sanctionnées en fin de cycle par un certificat d'aptitude professionnel (CAP) ainsi que d'une troisième en audiovisuel avec un diplôme de technicien supérieur », tient à signaler le directeur de l'établissement.
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