Algérie - Revue de Presse

Pêche et aquaculture



50 000 emplois en 2009 Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Smaïl Mimoune, a procédé, hier à l?hôtel Riadh de Sidi Fredj, à l?ouverture des premières assises nationales de la pêche et de l?aquaculture. Dans son allocution, le ministre a résumé l?état des lieux de son secteur en une seule phrase : « Nous avons un passé à rattraper, un présent à gérer et un avenir à préparer. » Ainsi, il précise que ces assises se veulent une halte après la création de ce département en décembre 1999, et à la veille du lancement du Plan de relance économique. Après la tâche de reconsidération et de refondation du secteur entamée depuis 2000, il est désormais question de restructurer les activités de ce département en vue d?une intégration dans l?économie nationale. Le ministre prévoit la confirmation de ce département durant le prochain quinquennat. Pour ce faire, le docteur Smaïl Mimoune plaide pour la modernisation de la flottille nationale. Le ministre recommande d?opter pour la pêche hauturière pour une exploitation optimale des capacités de production nationale estimées à 280 000 t. A cet effet, il est prévu l?acquisition de bateaux qui dépassent les 20 m de longueur. « Cependant, même si on arrive à produire les 280 000 t, la demande sera toujours supérieure à l?offre. D?où la nécessité de chercher d?autres produits pour faire face à la demande », souligne le ministre. En tout cas, déclare-t-il, le défi du secteur est de porter le ration alimentaire de l?habitant algérien à 6,2 kg/an. Selon le docteur Smaïl Mimoune, le secteur de la pêche et des ressources halieutiques est susceptible de générer 50 000 postes d?emploi de 2005 à 2009 avec notamment l?acquisition de 2000 bateaux. Toujours pour dynamiser ce secteur, il est envisagé de moderniser la pêcherie d?Alger, ensuite celles d?Oran et de Annaba. A titre d?exemple, le port de Zemmouri, à Boumerdès, sera réservé à la pêche semi-industrielle tandis que de nouveaux ports seront construits à Tala Guilef, à Béjaïa, et à Annaba. Pour ce qui est de la pêche du corail, le ministre rappelle que cette activité est interdite par décret présidentiel de 2001. « Nous sommes pour la réouverture de la pêche du corail après l?achèvement des études entamées par un bureau français », dira le ministre qui avoue l?élaboration d?une cartographie par zone et par densité de ce précieux produit. Pour le bilan 2000-2004, le ministre indique le redéploiement du secteur dans 14 wilayas maritimes et 7 directions régionales. Dans le même sens, il rappelle la création de la Chambre nationale de pêche ainsi qu?un établissement de gestion des ports de pêche. Le ministre ajoute la mise en place d?un conseil national consultatif pour créer une synergie entre les professionnels, les scientifiques et les commerçants.


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