Algérie

Natixis accélère son développement en Algérie

Natixis veut se renforcer en Algérie. Après sept ans de présence, lafiliale locale de la banque française enclenche la vitesse supérieure pourdévelopper son réseau d'agences bancaires. Preuve de son intérêt grandissantpour le marché algérien, Natixis compte ouvrir sept agences bancaires en 2007.Même objectif pour l'année prochaine. Fin 2006, Natixis comptait seulement sixagences bancaires réparties entre Alger, Oran, Sétif, Béjaïa et Tlemcen. « Lesrésultats encourageants de nos agences sur le marché corporate nous poussent àétoffer et renforcer notre réseau d'agences », explique André Dieu, en charge dumarché des entreprises et des relations multinationales chez Natixis Algérie. En 2006, Natixis Algérie a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 1,2milliard de dinars, contre 920 millions en 2005. En 2001, son chiffred'affaires était de 280 millions de dinars. « L'Algérie est un vrai marché,avec un réel potentiel pour nos partenaires algériens et étrangers. Il y ad'importants investissements publics, un véritable tissu d'entreprises,certaines avec une réelle problématique industrielle. Il y a une volontéd'industrialisation et l'Algérie deviendra un vrai pays exportateur de produitshors hydrocarbures », soutient André Dieu.Amorcé fin 2005, le développement de son réseau d'agences devra donc sepoursuivre d'une manière soutenue durant les prochaines années. « Nous avonsouvert trois agences fin 2006. Trois nouvelles agences ouvriront bientôt à SidiBel-Abbès, Oran et Alger. Maintenant, notre objectif est de renforcer notreprésence à l'est du pays. Notre stratégie n'est pas le nombre, mais de progresserprudemment avec une volonté de maillage du territoire national », explique M.Dieu. Le développement de Natixis Algérie ne se fait pas sans difficultés.Trouver des locaux adéquats, les aménager, recruter du personnel, recruter desclients aux normes bancaires françaises sont les principaux obstacles. « EnAlgérie, une agence bancaire commence à fonctionner avec aucun client. Il fauten moyenne six mois pour qu'elle commence à constituer un portefeuille declients plus ou moins stable, et quelques années pour atteindre un certainniveau de rentabilité », explique M. Dieu. Autre chantier ouvert cette annéepar Natixis Algérie, le développement de la banque de détail, avec des produitset des services bancaires nouveaux. « Le marché de la banque de détail est endevenir en Algérie. Le taux de bancarisation est faible et beaucoup de produitset services bancaires ne sont pas disponibles pour le moment », affirme M.Dieu. En attendant le développement de la banque de détail, le marché de lacorporate restera encore le coeur du business de Natixis en Algérie. Comme toutes les banques étrangères installées en Algérie, Natixis adémarré ses activités en finançant des opérations d'importation. « L'Algérieest certes un marché d'importations, mais nous sommes de plus en plus impliquésdans le développement des investissements locaux. Nous avons déjà financéd'importants projets d'investissement en 2006 et nous nous tournons vers ledéveloppement des groupes privés dans le cadre de leur redéploiement industriel», soutient le même responsable. A l'image de BNP Paribas et Société Générale, Natixis s'impliquedavantage dans le financement de l'économie. Son portefeuilleclients-entreprises compte déjà un bon millier et la banque ne cesse derecruter de nouveaux clients. Depuis la faillite de Khalifa Bank, de nombreusesentreprises privées ont rejoint les banques françaises installées en Algérie,découragées par la bureaucratie tatillonne des banques publiques. « Certainsopérateurs souhaitent diversifier leur relation bancaire en allant vers unebanque privée. En France, les entreprises entretiennent souvent des relationsavec plusieurs banques souvent constituées en pool », relativise M. Dieu. Maisdans un pays où l'informel constitue une bonne partie de l'économie, Natixisfiltre ses clients. « Nous sélectionnons nos interventions car il faut êtrerelativement prudent sur les dossiers que nous traitons. Nous imposons ainsiaux entreprises locales les mêmes règles d'analyses et de décision qu'enFrance, assure M. Dieu. Sous la pression des banques et des autorités, lesentreprises améliorent ainsi leur gestion dans un souci de clarté ». L'arrivéebientôt d'une grande banque étrangère dans le capital du CPA et l'applicationdes lois relatives au blanchiment d'argent devront faire reculer davantage lapart de l'informel
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