Algérie

Mostaganem - Les fellahs tirent la sonnette d’alarme

Des centaines d’hectares de tomates ravagés par un parasite Ce parasite qui s’en prend aussi bien à la tomate des champs qu’aux oliviers, hante le sommeil des fellahs de la wilaya de Mostaganem, plus particulièrement ceux de la partie orientale du Dahra, qui traversaient déjà une situation très difficile. Après la perte considérable de la production de tomate culti-vée sous serre et qui a vu des quantités importantes purement et simplement affectées par ce champignon parasite, les fellahs crient leur désarroi et demandent l’aide technique et matérielle des responsables concernés. Il faut dire que le fléau s’en prend à présent à la tomate des champs, où il ne cesse de causer de véritables ravages à la production, selon les cultivateurs. A Sidi Lakhdar, un fellah se dit au bord de la faillite et annonce que sa production qu’il estimait au bas mot à 50 millions de centimes, ne vaut plus rien du tout. «C’est la ruine, je ne peux plus m’en sortir de cette catastrophe, surtout après les dettes que j’ai contractées, pour assurer ma production», déplore-t-il effondré. Un autre affirme qu’il a essayé tous les insecticides pour sauver sa production, mais en vain. Selon des sources bien informées, on apprend que plus de 400 hectares ont été ainsi ravagés par ce même parasite. Le problème ne se limiterait pas seulement à la tomate, puisque les cultivateurs font cas également de la production des haricots, que ce parasite aurait tendance à détruire sur d’importantes superficies. Les mêmes cultivateurs attirent l’attention des responsables et craignent une très mauvaise production d’olives, du fait que ce même parasite commence à s’attaquer aux oliviers. Si pour certains, la catastrophe biologique est due à la mouche blanche, pour d’autres ce parasite reste inconnu, seules les analyses pouvant l’identifier. Pour le moment, les fellahs qui ont déjà payé un lourd tribut, tout récemment, par la perte de la production céréalière résultant du déficit en pluviométrie, sont affolés par ce cauchemar, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. De son côté, le DSA ne reste pas les bras croisés et affirme que des échantillons de la production touchée par le phénomène, ont déjà été envoyés aux laboratoires spécialisés, chargés d’élucider l’origine de ce parasite et de déterminer les traitements nécessaires pour l’éradiquer. A noter que la région de Achaâcha, traditionnellement réputée pour la production de la tomate sous serre a été également touchée par cette catastrophe, souligne notre source. Avec l’approche du mois sacré du Ramadhan, la tomate des champs et le haricot risquent de connaître le même sort que celui de la pomme de terre, selon bon nombre de fellahs. «On a fait de notre mieux. Maintenant, la balle est dans le camp des autorités compétentes, pour sauver ce qui reste à sauver», concluent ces derniers d’un air abattu. Lakhdar Hagani
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