Algérie

Malgré les assurances de l'instance africaine



Malgré les assurances de l'instance africaine
Le sélectionneur de la Guinée Michel Dussuyer, présent à Malabo pour assister au tirage au sort de la CAN-2015, s'est dit «très inquiet» de la qualité des hôtels et des stades dans les deux villes Ebebiyin et Mongomo qui accueilleront la compétition aux côtés de Malabo et Bata.«Mon vœu, pour ce tirage au sort, ce serait d'être logé sur un site dont on connaît la fiabilité, donc Bata ou Malabo», a déclaré Michel Dussuyer au micro de RFI. «Je suis très inquiet (au sujet d'Ebebiyin et Mongomo) et je ne pense pas être le seul dans ce cas-là . L'organisation a été confiée très tardivement à la Guinée équatoriale. Bien sûr, il faut tirer un coup de chapeau à ce pays qui met tout en œuvre pour accueillir la Coupe d'Afrique. Mais on ne peut pas s'empêcher d'être inquiets», a t-il poursuivi.Cette appréhension est renforcée par le fait qu'il n'y aura pas de visite à Ebebiyin et Mongomo pour les délégations, juste après le tirage au sort. C'est pourtant la tradition : dès que les équipes savent où elles vont jouer, elles effectuent un repérage sur place, pour choisir notamment leur futur hôtel. «La Confédération africaine (CAF) a annulé la visite d'inspection qui était prévue», affirme Michel Dussuyer. «J'en déduis que ce n'est pas un signal très encourageant pour nous», a-t-il souligné. Mais la Confédération africaine de football rassure qu'Ebebiyin et Mongomo seront prêtes pour la CAN 2015, comme Bata et Malabo, deux autres sites qui ont accueilli des matches durant la CAN 2012.Le secrétaire général de la CAF Hicham El Amrani estime que les conditions dans ces deux villes ne sont pas catastrophiques contrairement à ce qu'on peut entendre. «Je peux vous dire que ces deux sites seront prêts pour accueillir convenablement les équipes et les officiels». Pour les médias et les potentiels supporters venus de la sous-région (Cameroun, Congo, RD Congo et Gabon), ce devrait être une autre histoire. Par ailleurs, les stades des deux villes sont en pleine mise aux normes internationales, surtout celui de Mongomo.«A quoi ça sert d'emmener les entraîneurs dans des lieux où ils n'auront peut-être pas encore accès au stade et où ils ne pourront peut-être pas encore choisir un hôtel ' C'est juste une question de temps. D'habitude, nous avons six mois pour préparer tout ça. Là, nous avons seulement une dizaine de jours. C'est pour cette raison que nous avons décidé de reporter la visite à un peu plus tard en décembre. Il n'est pas question de l'annuler», a t-il précisé.


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