Algérie

M'sila, Ligue des confréries Rahmania, Plaidoirie pour la prise en charge de l’éducation spirituelle


Durant les journées des 7, 8 et 9 novembre s’est déroulé à la zaouïa d’El Hamel, sous l’égide de la Ligue des confréries Rahmnia, le premier séminaire national sur l’éducation spirituelle dans le concept de la Rahmania.
Ce séminaire se veut le point de départ pour la réhabilitation de l’éducation spirituelle dans la société algérienne, laquelle, lit-on dans l’intervention du chef de la zaouïa d’El Hamel, le cheikh Mohamed Mamoun El Hacimi El Hassani, à défaut de cette éducation qui est fondée sur l’amour du prochain, la solidarité et la tolérance s’est confinée dans les errements et les dérives qui l’ont caractérisée ces dernières décennies. Le cheikh de la zaouïa d’El Hamel n’a pas manqué de mettre en relief le rôle des zaouïas en général, et celui de la Rahamnia en particulier, à l’origine des insurrections, notamment celle menée par Mohamed Ameziane Ben Haddad, cheikh incontesté de la Rahmania de Kabylie en 1871, d’une part, et bastion imprenable dans la lutte de Libération nationale, d’autre part. Le cheikh de la zaouïa d’El Hamel, dans sa longue intervention, tout en évoquant le rôle des zaouïas dans la société algérienne et leurs bienfaits, n’a pas hésité à parler de la période sombre, vécue par les zaouïas, sans la préciser dans le temps. « Ces zaouïas, dira-t-il, ont été réprimées, interdites d’exercer dans le but de supprimer l’apprentissage des sciences de la charia. Ils ont tenté, a-t-il ajouté, de les soustraire de leur environnement et les couper de la société. Nous avons vécu amèrement cette période, et nous continuons à la vivre. » Sur cette période sombre de l’histoire des zaouïas, nous dit-on en marge de ce séminaire, « sous le régime de Boumediene, en 1972, les zaouïas ont été la cible d’une répression féroce, qui a fait, notamment de la zaouïa d’El Hamel, un champ de ruine après le passage des bulldozers qui ont détruit littéralement les dortoirs de 1500 étudiants qui suivaient leurs études à cette époque au niveau de la zaouïa d’El Hamel ». « L’effacement des zaouïas durant les années 1970, lit-on dans l’intervention de cheikh de la zaouïa El Hamel, a ouvert la voie à l’interprétation erronée de l’Islam et ses objectifs fondés sur la tolérance, l’amour du prochain et la solidarité. Cette situation a fait que les jeunes se sont enfermés spirituellement, empêchant certains musulmans à suivre les vrais préceptes de l’Islam qui les mènent vers la lumière ». « La période ayant suivi l’interdiction presque totale des zaouïas d’activer a fait, nous a-t-on expliqué, que la société algérienne a d’abord douté de ses repères religieux, pour les perdre par la suite avec le déferlement des idéologies moyen-orientales qui assimilaient l’Islam au terrorisme ». « La réhabilitation de l’éducation spirituelle dans le concept de la Rahamnia », thème de ce séminaire, croit-on savoir, « a pour but de se prémunir contre des courants islamistes moyens-orientaux, porteurs d’idéologies destructrices qui ont ciblé l’Algérie durant des années, et dont les effets ne finissent à ce jour de sévir. Cette exécution spirituelle, lit-on dans l’intervention du chef de la zaouïa d’El Hamel, est celle qui approfondit les croyances dans les cœurs et plante l’amour du bien et du travail et fait prendre conscience à l’individu et à la collectivité des droits et devoirs ». Les intervenants, durant les deux derniers jours, ont analysé les bienfaits de l’éducation spirituelle dans le concept de la Rahmania et sa portée dans l’éducation.

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