Algérie

Les Turcs souhaitent dépasser les lourdeurs fiscales

La spécialisation. Un requiem. Plus que jamais, dans tous les domaines. Raison pour laquelle la Turquie n?est pas autant représentée que les années précédentes à la Foire internationale d?Alger. Deux stands seulement. Celui du centre de promotion de l?exportation turque (IGEME), et celui de l?entreprise Öz Aktif, proposant notamment du mobilier de bureau et de congrès. Désormais, les entreprises préfèreraient opter pour les foires spécialisées. Le représentant d?IGEME explique que la Turquie souhaite maintenir son septième rang de partenaire économique avec l?Algérie même si le plafond des échanges avoisine les 170 millions de dollars seulement. Une volonté motivée par la concurrence de l?UE, découlant de l?accord d?association signé par l?Algérie. La Turquie désirerait plus que jamais signer un accord de libre-échange avec l?Algérie, accord déjà établi avec le Maroc et la Tunisie. Réchauffer les relations économiques entre les deux pays reste donc la priorité principale. A en croire le représentant d?IGEME, le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan devrait même se déplacer en Algérie en visite officielle afin de rencontrer son homologue algérien dans le but d?accélérer la signature des accords. Comme dans un élan de désespoir, il finira par expliquer la frustration que génère la durée des négociations, pour un pays qui souhaiterait passer de l?exportation à l?investissement. Du côté de Öz Actif, le discours est plus diplomate. Cavit Tezulasan, directeur général de l?entreprise, et Ayhan Cevirme, chargé de promotion en Algérie, expliquent leur volonté d?apporter leurs produits à un marché algérien en pleine expansion. « Les Algériens sont nos amis, ils possèdent une histoire commune avec les turcs. Nous sommes convaincus que, main dans la main, les deux peuples pourraient faire ici de très bonnes choses », ont-ils indiqué. Les deux entrepreneurs racontent leur volonté, non seulement de proposer au pays leurs produits, déjà vendus à de nombreux autres - la Russie, la Libye ou encore l?Irak, par exemple -, mais également leur désir de voir l?Algérie se positionner au même rang que celui des pays développés. Seule fausse note, la lourdeur de la fiscalité qui leur est imposée par l?Algérie. Mais les turcs comptent bien devenir virtuoses. Les promoteurs confient ainsi être convaincus que d?ici peu de temps, l?Algérie deviendrait méconnaissable. « A l?allure où vont les choses et avec la demande de modernisation du peuple et du pays, le territoire devrait vite se développer », ont-ils estimé.
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