Le rapport aux langues représente, au Maghreb, non seulement
un enjeu politique mais aussi symbolique ; ce qui rend évidemment
toute décision problématique. Si l’on conçoit la politique linguistique
comme le lieu où s’inscrit et prend sens la complexité des rapports
sociaux, on ne peut éviter de poser un certain nombre d’interrogations.
Ces questions ne constituent point une façon quelconque de
circonscrire la problématique mais proposent à la réflexion commune
quelques éléments susceptibles d’enrichir le débat en essayant autant
que possible de ne pas céder aux passions. Les pays du Maghreb
cherchent-ils - ont-ils intérêt - à afficher clairement leurs intentions en
matière de politique linguistique ? Ont-ils la volonté de se donner un
programme d’envergure ? Ou cherchent-ils à pratiquer la politique du
« laisser-aller » afin de s’assurer une grande liberté de manoeuvre ?
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Laroussi Foued
Source : Iles d Imesli Volume 2, Numéro 1, Pages 183-196 2010-12-31