
Le Département d’État américain a officiellement ajouté l’Algérie à la liste des pays dont les ressortissants doivent verser une caution remboursable (visa bond) pour obtenir un visa de visiteur temporaire B1/B2 (affaires ou tourisme). Cette mesure s’inscrit dans un programme pilote lancé en août 2025 et étendu à plusieurs reprises, portant aujourd’hui à 38 pays le nombre de nations concernées, majoritairement africaines.
Cette décision, annoncée le 6 janvier 2026, entrera en vigueur pour les Algériens le 21 janvier 2026. Elle fait suite à l’analyse des taux de dépassement de séjour (overstay rates) publiés dans le rapport annuel du Département de la Sécurité intérieure (DHS) pour l’année fiscale 2024. Selon ce rapport, le taux de dépassement pour les visas B1/B2 des ressortissants algériens s’élevait à environ 6,38 % (sur plus de 18 000 voyageurs attendus, 1 152 cas de dépassement ont été enregistrés). Pour les visas étudiants et d’échange (F, M, J), le taux atteint 16,46 % (108 cas sur 656 voyageurs). Ces chiffres, jugés élevés, justifient l’inclusion de l’Algérie dans ce dispositif visant à réduire les irrégularités migratoires.
Important : Le paiement de la caution ne garantit pas l’obtention du visa. L’agent consulaire conserve le droit de refuser la demande même après paiement.
Les détenteurs de visa ayant versé la caution doivent impérativement entrer et sortir des États-Unis via les aéroports suivants :
Le non-respect de cette règle peut entraîner un refus d’entrée ou une non-enregistrement correct de la sortie, menant à la confiscation de la caution.
Cette mesure représente un obstacle financier majeur pour de nombreux Algériens, compte tenu des écarts économiques entre l’Algérie et les États-Unis, ainsi que des contraintes de change (le dollar s’échange à un taux élevé sur le marché parallèle). Elle touche particulièrement :
Critiques : De nombreux observateurs estiment que cette politique, bien que présentée comme un moyen de renforcer la conformité migratoire, crée une barrière discriminatoire pour les pays à faible revenu et limite les échanges légitimes.
L’Algérie est le seul pays d’Afrique du Nord concerné par cette extension. Des voisins comme le Maroc ou la Tunisie n’y sont pas inclus pour l’instant. En revanche, de nombreux pays subsahariens (Nigeria, Sénégal, Côte d’Ivoire, Angola, etc.) sont déjà ou seront touchés.
À quelques mois du Mondial 2026, cette nouvelle exigence complique considérablement les projets de voyage des Algériens vers les États-Unis. Les demandeurs sont invités à se préparer financièrement et à consulter le site officiel du Département d’État (travel.state.gov) pour les mises à jour. Il est recommandé de vérifier les conditions exactes auprès de l’ambassade américaine la plus proche avant de prendre rendez-vous pour un entretien de visa.
Sources principales :
Note : Les règles peuvent évoluer. Consultez toujours les sources officielles avant toute démarche.
Posté par : frankfurter