Algerie - Revue de Presse

Les consultations se poursuivent



Dans le même temps, quelque 200 prisonniers aux mains des forces du Nord, essentiellement des soldats maliens, étaient en train d'être regroupés pour être rapatriés à Bamako, a indiqué un responsable du Haut Conseil islamique qui a participé aux négociations pour leur libération. Dioncounda Traoré a été investi président de transition en vertu d'un accord entre la junte militaire qui avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT) et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), prévoyant le retour du pouvoir aux civils. L'accord stipule que le futur Premier ministre disposera «des pleins pouvoirs» avec un gouvernement «d'union nationale», qui devrait compter une vingtaine de membres. Sa tâche prioritaire sera de tenter d'ouvrir un dialogue avec les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et Ançar Eddine, mouvement islamiste appuyé par Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI), qui occupent les trois régions du Nord (Gao, Kidal et Tombouctou) depuis fin mars. Faute de dialogue fructueux, le président Traoré, a promis «une guerre totale et implacable», aux mouvements armés du Nord après avoir rendu «confiance» aux soldats et avec le soutien de ses voisins africains et de la communauté internationale en général. Mais la désignation d'un Premier ministre de consensus s'avère difficile, tant les divisions et les ambitions sont grandes au sein du monde politique malien. «Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment, alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l'aiguille a besoin pour coudre», a déclaré Dioncounda Traoré, dans son discours d'investiture. Il faudra compter aussi avec les membres de l'éphémère junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui ont joué le jeu du retour à l'ordre constitutionnel. Une amnistie leur a été offerte mais ils n'entendent pas se laisser marginaliser.
La médiation burkinabé mandatée par la Cédéao, qui a réussi à arracher l'accord de sortie de crise, va continuer à jouer un rôle primordial. Les acteurs de la vie politique et de l'armée maliennes doivent se retrouver à Ouagadougou autour du président du Burkina, Blaise Compaoré. Ils devront également s'entendre sur la durée de la période de transition qui doit conduire à l'organisation d'élections présidentielle et législatives. La situation dans le nord du Mali, où les groupes islamistes ont pris l'ascendant sur la rébellion touareg du MNLA, et où les populations sont victimes d'exactions et de pénuries, inquiète la communauté internationale. «Il faut tout faire pour éviter la constitution d'un Etat terroriste ou islamique au cœur du Sahel», a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à la chaîne I-Télé. «Je ne pense pas que ce soit à la France» d'intervenir militairement, a-t-il ajouté, soulignant cependant que son pays, ancienne puissance coloniale, pouvait «aider» une telle opération, dont la Cédéao brandit la menace.
La mouvance AQMI, très active depuis plusieurs années dans le nord du Mali où elle dispose de bases d'où elle opère dans plusieurs pays du Sahel, retient six Français en otages dans cette région.
 
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)