Algérie

Le ministre de l’Habitat met en garde contre les retards dans la réalisation du million de logements

«Certains responsables des OPGI se comportent comme des pachas» Dans une réunion d’évaluation des différents programmes de logements, tenue hier, au siège de son département, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, a mis en garde contre certains comportements des responsables des OPGI.Selon lui, certains d’entre eux «se comportent comme des pachas à l’égard des entrepreneurs et des bureaux d’études». «A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus avoir à parler de ces agissements intolérables. A cause de ces opérateurs et de leur attitude, nous ne pouvons pas réaliser nos programmes», ajoutera-t-il, indigné. «Je ferai en sorte que ce genre de comportement cesse!», avertira-t-il ensuite d’un ton sec et menaçant. A ce propos, M. Moussa a fixé d’emblée à dix jours le délai pour une réunion entre les entrepreneurs, les bureaux d’études et les maîtres d’ouvrage. Par ailleurs, le ministre de l’Habitat a invité les DLEP à redoubler d’efforts, avec la collaboration de la CNL, et à s’engager, dans de brefs délais, dans le programme additionnel de 45.000 logements retenus par le gouvernement et notifié à certaines wilayas dans le cadre de l’habitat rural, après que le gouvernement eut décidé, en conseil interministériel (Finances, Intérieur et Habitat), de régler les contentieux en suspens relatifs aux terrains domaniaux et Aârch. D’autre part, le ministre a instruit les responsables de la Caisse nationale de logements (CNL) à réduire le délai de traitement des dossiers LSP et à remplacer les souscripteurs qui ne satisfont pas aux conditions d’éligibilité, conformément au dispositif réglementaire. Dans le même ordre d’idée, Noureddine Moussa dira ne pas comprendre le chiffre de 30% du taux de réalisation des logements LSP à fin juin 2008, alors que, précisera-t-il, «de grosses livraisons sont prévues au 2e semestre de l’année en cours». Le problème semble, ici, buter notamment sur la fameuse contrainte soulevée par les promoteurs, à savoir la formule de révision des prix selon les coûts du marché. Sur ce point précis, le ministre a levé toute équivoque en annonçant la publication, fin juillet, des indices de révision des prix. «Il n’est pas question pour les entrepreneurs, dorénavant, de contracter des marchés à prix fermes non révisables», a-t-il martelé. Et d’ajouter: «Nous aidons les entreprises à se consolider et à conclure des marchés avec des clauses de fluctuation de marché comme nouveau mode opératoire». Interrogé par ailleurs par «La Voix de l’Oranie» sur l’apport personnel très élevé exigé des postulants à la formule vente sur plan par les promoteurs immobiliers, qui dépasse dans certaines régions les 700.000 DA pour la première tranche, le ministre de l’Habitat dira que «le taux de paiement de la première phase est fixé en fonction de la bancarisation du postulant et non du contrat liant les deux parties, ainsi que le cahier des charges exigé par le DLEP». Le directeur des programmes au ministère de l’Habitat a implicitement reconnu, quant à lui, que certains promoteurs immobiliers, agissant comme de parfaits spéculateurs, profitent du lancement du vaste programme d’Alger de plus de 11.000 logements pour mettre la barre très haut. Enfin, le directeur des programmes a annoncé l’achèvement de la moitié du programme du million de logements, de janvier 2005 au 30 juin 2008, soit un peu plus de 583.000 unités logements. Pour le premier semestre de cette année, il signalera qu’un peu plus de 93.000 logements, tous segments confondus, seront livrés et que 89.000 autres seront lancés. Avec la belle part pour le programme rural et le social participatif.   Abed T.
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