Algérie

Le début de la fin '

Le début de la fin '
Quand on médite la ruée occidentalo-américaine vers le monde arabo-africain et son rapport avec la crise qui secoue ces détériocraties prédatrices, il y a lieu de se demander si l'on n'assiste pas au début de la fin de cet «empire» néocolonial.
A méditer également cette inversion symbolique des rôles quoique les intentions divergent fondamentalement en matière de flux «migratoires». Si les peuples d'Afrique essayaient de réaliser leur rêve d'une vie meilleure en tentant par tous les moyens de rejoindre les anciennes métropoles coloniales, le système impérialiste n'avait pas changé, les eldorados demeuraient les anciennes métropoles et l'Afrique symbolisait le continent de l'esclavage, de la pauvreté, de l'oppression. Avec la crise qui frappe depuis quelques années les sociétés occidentales, les échanges sont en train de s'inverser. Ce n'est pas bon signe pour... l'Occident. Le positif serait que ce dernier conserve sa prospérité et que le restant du monde gagne en prospérité. Ainsi, chacun vivrait dans le bien-être et pourrait se consacrer, non à l'immobilisme, mais au développement conjoint vers l'espace. L'homme aurait un projet qui serait en mesure de le rassembler dans son universalité, sans le diviser en factions internes impérialistes, croyant diviser pour mieux régner, alors que la division engendre l'affaiblissement général. Mais tel n'est pas le cas. Le niveau de vie s'effondre en Occident, les peuples se paupérisent, le chômage explose, la précarité s'accroît. La situation n'est pas nouvelle. Elle ne fait qu'augmenter depuis le début des chocs pétroliers et, d'après certains experts, on assiste, au terme de cette période de crise, à sa phase terminale. On assiste au renversement du phénomène migratoire : ce ne sont plus les immigrés du restant du monde qui vont s'agglutiner pour un peu de prospérité en Occident, ce sont les Occidentaux qui retrouvent leur instinct néocolonial et amorcent le chemin inverse pour aller chercher les ressources nécessaires en assassinant les Africains et en les spoliant de leur richesses. Les récents événements de Libye, de Côte d'ivoire, du Mali, du Congo... nous ont amplement démontré que ces «croisades» pour la démocratie ne sont, en fait, que des guerres de prédation afin de survivre à cet ouragan économique. Du coup et en dépit de ces prétendues recherches de «coopération» malintentionnées, l'Afrique continue de se développer contre vents et marées d'autant plus que l'effondrement de l'Occident sonne le glas de son impérialisme. D'après certains spécialistes de la géopolitique, les peuples d'Afrique sont promus à une renaissance salutaire, un peu comme les peuples d'Europe se sont vus renaître quand ils ont écarté la gangue des oligarchies qui les enserraient et les empoisonnaient, alors que les empires euro-américains arrivent en fin de parcours, ils retournent contre leurs propres peuples les méthodes impérialistes et prédatrices qui ont caractérisé leur action dans le restant du monde sans que les peuples des démocraties libérales ne jouent leur soi-disant rôle de citoyens critiques et ne s'offusquent de la situation avant de la subir. Assisterions-nous au début de la fin d'un système qui croyait s'éterniser en ayant recours à l'extermination des peuples ' L'avenir nous le dira...
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