Algérie

La mode des messageries électroniques a fait fureur durant l’Aïd : Les TIC à la rescousse...

Saha îdek », « happy Aïd », « îd moubarak »... A 5 DA le SMS (short message service), les Algériens ont vite fait de saturer les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile durant la période de la fête de la rupture du jeûne, Aïd El Fitr.

D’ailleurs, les opérateurs n’ont pas laissé passer l’aubaine bénie : des offres promotionnelles sont proposées, notamment pour les appels à l’étranger, après la vague de promotions spécial Ramadhan, mois de la fièvre de consommation, car l’Aïd, c’est l’occasion de la grand-messe familiale pour la présentation des vœux aux proches, amis, collègues de travail, ouled el houma (les enfants du quartier), qu’ils soient de l’autre côté du palier ou à l’autre bout du monde. En français ou en arabe, en mots abrégés ou en dialectal improvisé, le tout est de le dire avec des sms. Les sonneries ou les bips d’annonce de réception de SMS jalonnent l’environnement sonore de l’Aïd au même titre que les tubes zorna de la télévision algérienne. Même si en cette période, les SMS envoyés peuvent arriver avec quelques heures de retard, parfois le lendemain. « J’ai envoyé des dizaines de sms la veille de l’Aïd en prévision de la prévisible saturation et ils sont arrivés à leurs destinataires le lendemain, c’est-à-dire le jour même de l’Aïd », dit Slimane, jeune Algérois. Technicien en informatique, Hadi ne comprend pas comment ces messages, après vérification, ne sont pas arrivés à leurs destinataires, alors que le OK de l’envoi lui a été confirmé sur son appareil. Mais cela n’entame en rien cette mode. Au choix des appareils portables, on peut également agrémenter les messages par des images, smileys ou émoticons. « J’ai même envoyé à des amis européens vivant à Alger, y a pas de raison pour ne pas le faire, puis ils m’ont envoyé eux-mêmes des textos de remerciements, c’est une fête quoi ! », dit un jeune Algérois. En plus, les envois de SMS vers l’étranger sont quasiment au même tarif que les envois nationaux. C’est ainsi qu’on peut souhaiter le « saha îdek » à un ami à Shanghaï en Chine ou à une cousine à Paris. Une occasion de réaliser une sorte d’omniprésence bienveillante et de resserrer liens d’amitié et de parenté au-delà des frontières et des murs barbelés des consulats. L’autre moyen reste internet : les derniers jours du Ramadhan, avant la fermeture des cybercafés durant les deux jours de l’Aïd, les e-mails agrémentés parfois d’images de calligraphies arabes ont circulé sur la toile entre amis et parents, à des distances variables, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Les services de chat, discussions via le web, parfois avec un support audiovisuel (webcam).


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