Algérie

La France rejette les exigences d'AQMI


«La France ne peut accepter que sa politique lui soit dictée de l’extérieur par qui que ce soit», déclare la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, en réaction à un message audio du chef de l’organisation terroriste au Sahel, AQMI, Abdelmalek Droukdel, diffusé jeudi dernier par la chaîne qatarie Al Jazeera. Un message dans lequel il demande à la France de négocier directement avec le chef d’Al Qaîda, Oussama Ben Laden, et de retirer ses troupes d’Afghanistan si elle veut obtenir la libération de ses ressortissants. «Toute forme de négociation sur ce sujet à l’avenir sera conduite avec personne d’autre que notre cheikh Oussama Ben Laden (...) et selon ses conditions», affirme Abdelmalek Droukdel. «(Si vous) voulez que vos citoyens qui sont prisonniers chez nous soient sains et saufs, alors vous devez vous dépêcher et retirer vos soldats d’Afghanistan selon un calendrier précis que vous rendrez public», exige-t-il également. Tout en rejetant les conditions du dirigeant d’AQMI, le chef de la diplomatie française précise que son pays va fournir tous les efforts nécessaires pour la libération des otages. «La France fait tout ce qui est en son pouvoir pour que tous les otages, où qu’ils soient, soient libérés sains et saufs», précise Michèle Alliot-Marie, en attendant l’authentification dudit message. «Les processus habituels de reconnaissance de l’émetteur sont en cours», explique le porte-parole du ministère français de la Défense, Laurent Teisseire, dans une déclaration à l’AFP. Les déclarations de Michèle Alliot-Marie vont dans le même sens que celles faites mardi dernier par le président Nicolas Sarkozy. En effet, tout en affirmant qu’il est «spécialement inquiet» pour ces otages, ce dernier assure que son pays ne changera pas sa politique. «Nous ne changerons pas d’un iota notre politique sous prétexte que nous sommes menacés», martèle-t-il en demandant aux Français de ne pas se rendre dans la bande sahélienne où opère AQMI. Le message de Abdelmalek Droukdel est le second du genre après l’avertissement adressé au gouvernement français par Oussama Ben Laden fin octobre dernier. Ce dernier avait affirmé, dans un message audio, que «la France ne connaîtrait pas la sécurité tant qu’elle ne retirerait pas ses troupes d’Afghanistan et ne mettrait pas un terme à ses injustices à l’égard des musulmans, comme l’interdiction du port du voile islamique intégral». Les 7 otages (5 français, un Malgache et un Togolais), tous des fonctionnaires du groupe Areva à Arlit au Nord du Niger, ont été enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier. Ils seraient transférés par la suite au nord du Mali où ils sont séquestrés jusqu’à aujourd’hui.    
 

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