Algérie

La Foi et la Science


La Foi et la Science Il a créé l’Homme à partir d’une adhérence. Lis et ton Seigneur Le Très-généreux… …qui a enseigné avec la plume (le Calame). A enseigné à l’Homme ce qu’il ne savait pas». Coran (96, 1 à 5) C’est le premier verset révélé du Coran. Il est notoire de constater que la première exhortation recommande de lire, car la lecture est le symbole de l’étude et de la recherche scientifique. On lit aussi bien dans le Coran que dans le grand livre de la Création par l’instrument des sciences. Les êtres intelligents sont donc appelés à étudier et à percer les secrets du merveilleux système de l’univers : L’effort en vue d’acquérir le savoir et la connaissance est un devoir pour tout musulman. Selon la parole du Prophète, paix et bénédiction sur lui : «Celui qui abandonne son foyer pour se mettre en quête du savoir suit la voie de Dieu…L’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr. ». Le mouvement scientifique en Islam a commencé dès le VIIe siècle et a porté ses fruits au VIIIe et IXe siècles. M. Jacques Attali, conseiller de l’ancien Président de la France, M. François Mitterrand, a décrit, dans son ouvrage « Histoires du temps (Fayard) », un procédé d’automatisme, fruit de nombreuses disciplines scientifiques et techniques : « En 807, Charlemagne reçoit de Haroun Rachid en cadeau une clepsydre de laiton avec des figures mobiles. Un texte du XVIIe siècle la décrit ainsi : « Une machine qui, actionnée par la force motrice de l’eau, marque les heures par un nombre approprié de petites boules en bronze qui retombent sur un timbre d’airain. A midi, douze cavaliers sortent par douze fenêtres qui se referment sur eux. ». Le « livre de la connaissance des dispositifs mécaniques ingénieux », de Badi al Zamanibal Rezza al Tazan, établit que de telles clepsydres étaient connues dans tout le monde musulman dès le IXe siècle ». Dans le droit fil de la conquête du champ de la connaissance, le calife Haroun Rachid (786-809) s’emparant d’Ankara, et le calife al-mamoun (814-833) remportant la victoire sur l’empereur byzantin Michel III ne demandent comme dommage de guerre que la livraison de manuscrits anciens. En 832, le calife Al Mamoun fonda la Maison de la Sagesse (Baït al Hikma). Les savants musulmans de l’âge d’or inscrivirent dans leur principe le premier des Aphorismes d’Hippocrate qui fut traduit avec prédilection en vue de garder la persévérance et la rigueur dans le traitement de la vérité durant toutes ses phases de transformation: «La vie est courte, l’art est long, l’occasion est prompte à s’échapper, l’empirisme est dangereux, le raisonnement est difficile». Le savant Al-Kindi formula le principe fondamental du développement scientifique: «Nous ne devons pas avoir honte d’admirer la vérité et de l’accueillir, d’où qu’elle vienne, même si elle nous vient de générations antérieures et de peuples étrangers. La vérité n’est jamais indigne ; elle ne diminue jamais qui la dit, ni qui la reçoit. Au contraire, la vérité ennoblit». Les textes scientifiques (astronomie, mathématique, médecine, philosophie,…) collectés au cours des conquêtes furent traduits et étudiés... Les savants musulmans enrichirent le patrimoine universel hérité des Iraniens, des Chinois, des Indiens et des Grecs. Le mouvement scientifique en Islam avait vite donné naissance à des scientifiques de talent tels que Ibn Sina, Al Kawarizmi, al-Hassan Ibn Haytham, le célèbre physicien Jâbir Ibn Hayyân que les Européens appellent « le Père de la Chimie » et d’autres savants semblables. Leurs écrits ont laissé une grande influence sur des scientifiques tels que Roger Bacon, Kepler et Leonard Di Vinci.   A suivre Tajeddine Bennani
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