Algérie

La direction régionale de l'AADL fermée par des protestataires habitat

La direction régionale de l'AADL fermée par des protestataires                                    habitat
De notre correspondant à Annaba,
Mohamed Rahmani

La direction régionale de l'Aadl d'Annaba a été prise d'assaut hier par une centaine de citoyens qui réclamaient leurs logements pour lesquels ils ont souscrit en 2009 et 2010 mais qui n'ont pu, à ce jour, en bénéficier. Des hommes et des femmes s'étaient rassemblés devant les locaux de la direction régionale, à Sidi Achour, pour exiger de la part des responsables, des explications sur cette situation qui traine depuis plus de trois ans, trois ans d'attente et d'espoirs de voir se réaliser enfin leur rêve de disposer d'un logement décent, un logement pour lequel ils ont économisé et se sont saignés à blanc. Mais, hier, point de responsable à l'horizon et les quelques employés s'étaient enfermés dans leurs bureaux, ignorant la masse de citoyens qui criaient dehors et qui protestaient contre cette forme de mépris affichée par ceux qui président aux destinées de cette agence. «C'est inadmissible», nous a déclaré un père de famille, «Comment se fait-il que certains ont bénéficié de logements alors qu'ils n'ont même pas présenté de dossiers au départ et ont régularisé leur situation après, d'autres ont bénéficié par deux fois de cette formule, j'en connais un qui en possède à Sidi Achour et à la cité Aadl «Safsaf» alors que moi et il y en a des centaines dans la même situation, qui ai fourni toutes les pièces justificatives, qui ai payé ce qu'il fallait depuis 2009, j'attends, toujours, qu'on me livre ce logement. C'est de la hogra, du favoritisme qui va bénéficier aux gens aisées et qui n'en ont pas, véritablement, besoin». A un moment, la tension est montée d'un cran et la situation s'est dégradée du fait que certains, parmi la foule, se sont dirigés vers l'entrée de la direction pour la barricader sous les applaudissements de la foule. Cela a duré près d'une heure avant que les protestataires ne décident de quitter les lieux et de se disperser dans le calme, non sans promettre de revenir, plus nombreux et plus
déterminés, la prochaine fois.
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