Algérie

La destination privilégiée des sétifiens, Cap sur la Tunisie



Pour s’évader, se ressourcer et passer d’agréables vacances sans stress, les Sétifiens optent le plus souvent pour la Tunisie où la quiétude, condition idoine pour le repos du guerrier, est de mise.

La proximité, la diversité des loisirs, la sécurité, la qualité des prestations et les prix affichés aussi bien par les hôtels que par les particuliers, loueurs de villas, appartements ou studios, plaident en faveur de la destination, n’exigeant, en outre, pas de visa d’entrée. Afin de se détendre et profiter pleinement du congé annuel, de nombreuses familles sétifiennes de différentes classes mettent, à chaque été, le cap sur Bizerte, Hammamet, Nabeul et Sousse pour ne citer que ces stations. Les nantis font mieux. Ils partent à l’assaut de l’envoûtante île de Djerba, l’autre lieu de villégiature des Occidentaux attirés par le soleil et les bienfaits de la mer. « L’insécurité, le manque d’infrastructures d’accueil, la quelconque qualité des services moyennant le prix fort nous obligent à déserter nos féeriques côtes qui possèdent pourtant des atouts qu’on ne trouve nulle part ailleurs », souligne Saleh B. Et d’enchaîner : « Je mets le cap sur la Tunisie qui possède l’art de la valorisation de ses sites touristiques et archéologiques, rien que pour permettre à mes enfants, les filles notamment, de passer d’agréables vacances, sans être infortunés. » Rencontrée dans une agence de voyages qui affiche complet, Mme Naziha, une enseignante dans un lycée, abonde dans le même sens : « Les prix affichés par les hôtels et les particuliers tunisiens qui mettent à notre disposition des villas haut standing défient toute concurrence. Avec en sus un savoir-faire et un bien meilleur accueil. » Elle met, en outre, l’accent sur le volet divertissement : « L’animation culturelle d’un certain niveau bat son plein ici et là. Pour meubler nos soirées, on a franchement l’embarras du choix. Et puis, pour un budget de 25 000 DA par semaine et par personne, on peut passer d’agréables moments », martèle notre interlocutrice qui enfonce le clou : « Nous nous rendons en Tunisie pour un brin de quiétude faisant encore défaut à nos magnifiques sites qu’on ne trouve pas ailleurs. La déliquescence nous oblige à parcourir des centaines de kilomètres alors que l’Eden est à côté... » Samir B., un voyagiste, branché sur le pays voisin, est du même avis : « Le rapport qualité-prix avantage la Tunisie, faisant du secteur touristique une industrie pourvoyeuse de devises fortes. La majorité des Sétifiens vont en Tunisie pour décompresser et permettre à leurs progénitures de faire le plein de manège, de parc aquatique, discothèques et autres lieux de défoulement qui font hélas défaut ici ». Le voyagiste profitera de l’occasion pour mettre sur le tapis les problèmes rencontrés au niveau de la douane : « Il serait à mon avis judicieux d’ouvrir à chaque poste frontalier un guichet spécial agence de voyages rien que pour agrémenter le voyage de nos touristes qui sont le plus souvent ‘’contrariés’’ pour les lenteurs de la douane. » Zoubir, un cadre dirigeant d’une entreprise publique, résume en quelques mots le sentiment général des adeptes de la destination : « Je ne pars pas en Tunisie pour faire des emplettes sachant que tous les produits sont disponibles chez nous mais pour que mes filles ne soient pas importunées à la plage ou dans un autre lieu public, agrémenté par la gent féminine le plus souvent non accompagnée... » Afin de dissuader les touristes sétifiens et des autres contrées à changer de cap, les pouvoirs publics vont-ils, à moyen terme, faire du tourisme un secteur stratégique, devant un jour suppléer l’or noir ?




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