Algérie

L’été de toutes les musiques

Hard et jazz sur la scène belabésienne Les journées internationales de la musique moderne de Sidi Bel-Abbès, organisées conjointement par l’association Es-Salam et la direction de la culture, ont démarré le 21 juin au Théâtre de verdure de Sidi Bel-Abbès et se poursuivront jusqu’au 25 du même mois. On peut dire que cette manifestation vient s’ajouter à celle du festival Raï qui aura lieu prochainement. Très modeste, cette 1e édition se veut expérimentale et selon ses promoteurs, celle-ci est ouverte à tous les musiciens qui «travaillent» les formes musicales actuelles et annoncent déjà de bonnes perspectives. Ainsi, des artistes venus de France avec la troupe Antibes et du Portugal «B four Porto» viendront égayer la scène bélabésienne aux côtés de groupes algériens tels le célèbre Raïna Raï, des jazzmen constantinois et une formation de Tlemcen dans la même gamme, de Mostaganem, «Ziryab», une fusion flamenco-gnaoui-jazz, Amysty d’Oran toujours sur le même air, Aqwas et le quinquet de Cassiopée. Pour cette fois, nous dira-t-on, le programme est bien maigre dans la représentation mais il faudra donner du temps pour que cette initiative connaisse un véritable boom dans l’avenir et connaître un essor plus important. L’ouverture s’est déroulée devant des mélomanes bien pris par le rythme de «Diri lataye ya zina», ou les airs métissés des Portugais, des Français, des Constantinois, des Tlemcéniens, des Oranais et des Mostaganémois autant dire que Sidi Bel-Abbès s’ouvre au-delà de la réputation qu’on lui colle depuis des lustres de cité du folklore et cette fois la tradition est quelque peu bouleversée. On aura droit à de nouveaux sons universels sans parler de la soirée du 26 qui prolongera sans doute les journées avec le récital de Zaky Zeddour ainsi que le spectacle de Noudjoum Gnaoui sous l’étiquette de la fondation Abbès Faraoun, dirigée par Kader Boukhenfous donné à l’école des sous-officiers de la santé militaire, le 21. On peut dire que le mois de juin a eu une entame très musicale qui se poursuivra par les raïstes, les danses populaires... Hier, en après-midi, un atelier a réuni une pléiade de musiciens, dont Attar Lotfi, le leader de Raïna Raï, au Conservatoire municipal et offrira aux élèves la joie de dialoguer un moment, échanger des idées musicales, surtout ensemble, des improvisations et des variations. Les journées continuent à faire vibrer des instruments et des paroles aussi hard que possible pour un public qui retrouve le fond africain dans le jazz, rock et gnaoui, bohême à la guitare, tam-tam, batterie… etc. Bonne écoute... Ahmed Mehaoudi
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