Algérie

L'Aïd des sacrifices

L'Aïd des sacrifices
L'Aïd approche à grands pas, avec lui les dépensesAprès la flambée des prix des aliments, les ménages font face à celle des vêtements.La fête religieuse de l'Aïd El Fitr impose beaucoup de dépenses aux familles algériennes. Faire les achats de l'Aïd est synonyme de grosses dépenses, les portefeuilles des ménages seront bientôt «refroidis», et cela à cause des prix des vêtements pour enfants qui enregistrent une hausse de 20% par rapport à la même période de l'année dernière, selon l'association de protection et d'orientation du consommateur (Apoc). Ainsi après la traditionnelle flambée des prix des fruits et légumes, les ménages devront faire face à la hausse des prix sur les habits à l'approche de l'Aïd mais également de la rentrée scolaire annoncée pour le 7 septembre prochain.En effet, l'Apoc a jugé que cette hausse était «déraisonnable et pas normal» affirmant que «le marché connaît des fluctuations et une instabilité dans les prix». Qui dit Aïd, dit bien évidemment nouveaux et beaux vêtements pour les enfants qui expriment leur joie et attendent avec impatience la plus belle journée de l'année où ils s'adonnent à une «concurrence vestimentaire» féroce. Mais entre Aïd et vêtements, il y a bien sûr les portefeuilles qui se vident et l'étau socioéconomique qui se resserre sur de nombreux ménages. Les dépenses liées à cette fête marquant la fin du mois de Ramadhan ont toujours été une saignée pour les parents qui se voient contraints de se priver du nécessaire pourvu que leurs enfants soient heureux, mais d'un autre côté, cette période est une aubaine pour les magasins qui voient leurs chiffres d'affaires grimper de façon vertigineuse et ne lésinent pas sur les moyens et les méthodes à employer pour attirer les clients et écouler le maximum de marchandise.Lors de cette période, les magasins spécialisés dans l'habillement pour enfants sont très bien achalandés. Ces boutiques ne désemplissent pas à longueur de journée.On peut trouver du bas de gamme jusqu'au haut de gamme, tout dépend du budget octroyé à cette fête. Etant donné que la marque se paie cher, voire très cher, et sachant que les boutiques de grandes marques ouvertes en Algérie pratiquent des prix inabordables, l'inflation fait que les parents n'ont d'autre choix que de se rabattre sur les vêtements de moindre qualité mais de prix abordable avec un pincement au coeur, même si chaque parent voudrait que son enfant soit le «top modèle» du quartier. Les parents sont à la recherche de «la bonne affaire». Et cela veut dire des vêtements de bonne qualité à un prix abordable.Il faut avouer que ce n'est vraiment pas facile de dénicher l'oiseau rare, mais «l'espoir fait vivre» et c'est dans cette optique que la quête du «graal» commence. Ce qui explique certainement le «rush» des parents sur les boutiques d'habillement les derniers jours du mois sacré.Les parents les mieux avisés préfèrent, eux, habiller leurs enfants et faire les achats avant même l'entame du mois de Ramadhan.Une façon bien à eux d'éviter les fluctuations du marché des vêtements. Toutefois, si un montant approximatif pour l'habillement d'un enfant devrait être avancé, il serait de 10.000 DA à 13.000 DA, il ne s'agit pas là d'une fourchette pour des vêtements de haute qualité mais seulement de qualité moyenne.Le pouvoir d'achat étant en berne, la situation est pour le moins inquiétante. A la veille de la rentrée scolaire, les citoyens issus de la classe sociale défavorisée assistent impuissants à la détérioration de leur pouvoir d'achat.C'est ainsi que s'achève le mois sacré du Ramadhan, avec un goût amer pour de nombreuses familles au revenu faible qui, faute d'argent ne peuvent réaliser les caprices de leurs enfants.


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