Algérie

Hommage au cinéaste Mohamed Bouamari


En l’absence du public La grande famille du cinéma algérien s’est donné rendez-vous, hier matin, à la cinémathèque, à l’occasion de l’hommage rendu au cinéaste Mohamed Bouamari, organisé à l’initiative du centre algérien du cinéma et de la direction de la Culture d’Oran. Une forte délégation de cinéastes et comédiens, des compagnons du réalisateur récemment disparu, des vétérans du cinéma algérien à l’image de Sid Ali Kouiret, Taha Al Amiri, Mustapha Preure, Fatiha Berber, Ahmed Benaïssa, Abdennour Chellouch, Djamel Bounab ou d’autres plus jeunes ont fait le déplacement d’Alger à Oran pour témoigner de leur estime et leur considération à leur ami de toujours, ravi par la maladie qui a mis fin à une carrière cinématographique exceptionnelle. Manquaient à la cérémonie les cinéastes Ghaouti Bendeddouche et Amar Laskri. C’est donc dans une salle quasi-vide que sera projeté «Le Charbonnier» de Mohamed Bouamari, le premier film inscrit au programme de l’hommage. En préambule, après une minute de silence à la mémoire du défunt, une déléguée de la direction de la Culture lira un poème dédié au cinéaste disparu et écrit par Mme Rabéa Moussaoui, directrice de la Culture de la wilaya d’Oran, absente à cette rencontre. Ce sera au tour des amis de Bouamari de se relayer pour rendre un vibrant témoignage sur les valeurs humaines et artistiques de l’homme. Une représentante de la cinémathèque algérienne dira toute la passion sincère qu’avait Bouamari depuis son enfance, un homme qui a réussi son passage de la rue au cinéma sans passer par une école spécialisée. Le comédien Ahmed Benaïssa, qui a été son assistant en 1967 pour le tournage du moyen métrage «Le ciel et les affaires», verra en lui un cinéaste qui, par son tempérament, incarne «l’ordre dans le désordre», osant même le placer dans la lignée de Fellini ou Paul Claudel. Le respectable comédien Sid Ali Kouiret a préféré, dans sa courte allocution, plaider pour une mise à la disposition des cinéastes de moyens pour réaliser des films car, dira-t-il « le pouvoir de l’image est plus fort que tous les discours et ce sont les artistes qui font évoluer la société».¨Pour le journaliste Kamel Bendimered, le réalisateur Mohamed Bouamari aura marqué le cinéma algérien et clôturera la série de témoignages par la sentence selon laquelle «le meilleur hommage qui peut lui être rendu est de montrer ses films». L’après-midi devait être consacrée à la projection du film «Barakat» de Djamila Sahraoui, Grand Prix du festival du cinéma du Caire 2007, dans lequel Mohamed Bouamari fait partie de la distribution. Pour la journée d’aujourd’hui, deux films de Bouamari seront projetés dans le cadre de cet hommage. Il s’agit de «Premier pas» et «Le refus». La cérémonie de clôture de l’hommage se déroulera à la Maison de la culture Zeddour Brahim où l’association Numidia qui, clôturant également son festival de l’amitié et du tourisme, offrira aux invités un grand couscous.
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