Algérie

H’lal alihoum, H’ram Alina

Sus aux taxieurs! Le ministre des Transports a été très peu convaincant, lors de son passage à la télévision, samedi passé. Désirant afficher une assurance à toute épreuve, Maghlaoui s’est montré, en fait, frileux et n’a pas été maître de son sujet, face à des journalistes qui ne savaient pas trop comment poser des questions, qu’ils savaient gênantes, tant le secteur est désorganisé et soumis à la rumeur. L’épisode des Karsan, J-5 et autres autobus, ainsi que l’attribution des grandes lignes dans les villes sont des exemples qui confirmeront l’arrestation d’un directeur des Transports de wilaya pour corruption. Se contentant de répondre d’une manière politique au détriment de l’aspect technique, le ministre fera une grosse bourde en ripostant (maladroitement) à la question relative au jumelage des courses pratiqué par la quasi totalité des chauffeurs de taxi. «Que le client refuse cette pratique!», répondra le responsable. Une réplique qui a étonné plus d’un et parmi l’assistance et parmi les téléspectateurs qui pensaient que force devait rester à la loi, dans toutes les circonstances et en tous lieux. Il est peu probable, sous l’effet du direct, que le ministre ait pesé ses mots, mais vu sous l’angle du consommateur, le spectateur est en droit de penser qu’un haut fonctionnaire de l’Etat l’accuse de laxisme et de se laisser rouler par un chauffeur de taxi. Une réponse, que le client pigeonné à toutes les sauces, pourrait assimiler à une injonction à se faire justice lui-même. De l’auto justice. Ce serait comme si, à une réponse sur les agressions, le ministre de la Justice répondait que «le citoyen se défende!». Imaginons les conséquences qu’aurait sur le rendement des administrations et des entreprises le refus de milliers de travailleurs de monter dans un taxi déjà occupé par un autre passager. Au mieux, la paralysie de la machine économique, au pire une grève des taxieurs qui, dans l’état actuel des choses, pensent être lésés. En l’absence (?) de lois contraignantes en la matière, puisque le ministre a laissé au client son libre arbitre, ne sommes-nous pas en droit de nous attendre à une autre réponse du genre «Que le client qui refuse le jumelage soit empêché de prendre un taxi», en guise de solution aux taxieurs grévistes qui défendraient le droit au jumelage?
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