Algérie

enquête sur les maladies non transmissibles

L?hypertension artérielle, un mal redoutable Les résultats de l?enquête sur les maladies non transmissibles, présentés lors du congrès de cardiologie organisé par la Société algérienne de cardiologie, mettent en relief l?importance de la transition épidémiologique révélée par les statistiques sanitaires du pays et le danger de ces maladies qui étaient, il y a quelques années, les pathologies des pays développés. Les accidents cardiovasculaires, les cardiopathies ischémiques, le diabète, les cancers et les maladies respiratoires font partie du quotidien des Algériens avec toutes les difficultés qu?ils rencontrent pour se faire soigner que ce soit dans les structures publiques ou privées. L?étude en question, réalisée par la direction de la prévention du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en collaboration avec l?OMS, a également axé sur l?identification des facteurs de risque majeurs les plus fréquents. Menée dans deux wilayas pilotes Sétif et Mostaganem, cette étude a concerné 4136 personnes des deux sexes âgées entre 25 et 64 ans. Parmi les cinq lourdes maladies chroniques recherchées chez cette population, l?hypertension artérielle est en tête. Sa prévalence dans ces deux zones enquêtées est de 26%, un taux qui serait selon le professeur Nibouche, président de la Société algérienne de cardiologie, valable au niveau national. Cette maladie touche fréquemment les femmes avec un taux de 29,8% contre 22,3% chez les hommes. Elle est plus marquée à Mostaganem qu?à Sétif et elle est plus élevée en milieu rural (27,6%) qu?en milieu urbain (23,8%). Lors de cette enquête, il a été dépisté 20,6% de cas non connus, et seulement 5,4% cas sont traités. Le diabète, quant à lui, touche 7,3% et sa prévalence est significativement plus importante en milieu urbain qu?en milieu rural et dans la wilaya de Sétif par rapport à Mostaganem. La prévalence du diabète dépisté est de 4,8% et sans différence significative chez les deux sexes. Parmi l?ensemble des diabétiques connus, 38% sont de type 1 (insulinodépendants) et 62% sont de type 2 (non insulinodépendants). Par ailleurs, la prévalence de l?hypercholestérolémie est de 3,8%. Elle ne présente pas de différence par rapport au milieu de résidence, mais elle est significativement plus importante dans la wilaya de Sétif par rapport à Mostaganem (5,3%/ 2,3 %). Dans les quatre pathologies chroniques existant, les affections respiratoires chroniques autres que l?asthme occupent la première place. Elles sont retrouvées dans 3,4% des cas, suivies des maladies cardiovasculaires dans 2,5% des cas et de 0,5% des cas de cancer. Pour les maladies cardiovasculaires, une différence significative est retrouvée selon le milieu de résidence des personnes enquêtées. Leur fréquence est plus élevée en milieu rural qu?en milieu urbain (3,2% vs 1,5 %) et dans la wilaya de Mostaganem plus qu?à Sétif ( 3,3% vs 1,7%). Ainsi, les facteurs de risque étudiés sont la consommation de tabac avec ou sans fumée, la consommation d?alcool , la consommation de moins de 5 parts de fruits et légumes, la sédentarité, l?obésité (globale et androïde), l?hypertension artérielle, le diabète et l?hypercholestérolémie. La prévalence de ces facteurs de risque est de 55,3% pour la consommation de moins de 5 parts de fruits et légumes, 26,1% pour l?hypertension artérielle, 25,6% pour la consommation de tabac, 21,6% pour la sédentarité, 14,5% pour l?obésité, 7,3% pour le diabète, 6,9% pour l?obésité androïde, 3,7% pour l?hypercholestérolémie et 1,1% pour la consommation d?alcool.
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