Algérie

El Hachemi Djiar persiste et signe


L’ouverture du champ audiovisuel n’est pas à l’ordre du jour En marge d’une journée parlementaire, organisée au sénat, le ministre de la Communication, El-Hachemi Djiar, a été interpellé sur la possibilité de l’ouverture du champ audiovisuel et la rude concurrence de notre voisin marocain après le lancement de la chaîne d’information en continu, «Médi1-Sat», et ses répercussions sur le plan régional... A ce propos, le ministre rétorquera qu’avec la mise à niveau du secteur public, «dont on ne pourrait assurer une protection éternelle, nous aurions les capacités d’y faire face et de relever les défis», en ajoutant que «l’ouverture du secteur audiovisuel ne s’improvise pas, mais se prépare». Revenant sur la problématique de la communication au sein du parlement et sa relation avec les médias, M. Djiar, qui continue d’étaler sa nouvelle stratégie de communication avec tous les secteurs d’activité, y compris les institutions de représentativité, a invité le parlement dans ses deux Chambres à opérer un décloisonnement de l’information au sein de ses institutions élues, en faisant l’écho des problèmes des citoyens au niveau local. Selon lui, le Parlement de par son poids dans le système politique devrait sans cesse se remettre en cause, en nouant de bonnes relations avec les médias et en reflétant envers ses électeurs à travers l’écoute et le dialogue, une image crédible de l’institution. Il s’agit, a-t-il expliqué, également, par l’intermédiaire d’une politique communicationnelle cohérente et fluide, se reposant sur des techniques nouvelles du management et mobilisant les TIC, de promouvoir la culture politique de renouveau qui accompagne l’effort de redressement national entamé par le président de la République depuis son investiture en 1999. Pour sa part, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, dont le mandat est arrivé à terme, a insisté sur la nécessité pour le Parlement de changer son image longtemps ternie (une chambre d’enregistrement) vis-à-vis du grand public, en faisant sa mue et en transmettant fidèlement les préoccupations des citoyens. Le Parlement, a-t-il soutenu, se doit de se donner les moyens adéquats (bibliothèque moderne, journaux internes, réseau Internet, bases de données) pour permettre de faciliter la tâche aux parlementaires et autres intervenants, à savoir les médias, pour reprendre aisément et correctement les données. En tous les cas, les animateurs de la journée d’étude ont soulevé d’importants questionnements, notamment ceux relatifs à la nécessité pour le Parlement de sortir de sa coquille et de descendre de sa tour d’ivoire pour s’enquérir des problèmes réels de la société, en faisant améliorer les canaux de communication avec les médias et les citoyens. A l’issue du débat, l’ancien ministre et député FLN, M. Belayat, a mis l’accent sur la nécessité de redéfinir le rôle et le statut du Président du conseil, à l’image de feus Rabah Bitat et Ferhat Abbas, véritables locomotives de l’institution législative. De son côté, le président d’une commission a trouvé inconcevable qu’il n’existe pas de passerelle de rencontre entre le Parlement et les autres élus locaux. Il s’est interrogé comment se fait-il qu’aucune information concernant les peuples africains et leurs projets à l’image du Nepad n’est répercutée, ni vulgarisée. Même son de cloche en ce qui concerne la réconciliation nationale qui n’a pas suffisamment été diffusée à la base.
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