Algérie

Des précurseurs de l'Union européenne bientôt à Alger Le ministre des Affaires étrangères l'a annoncé hier sur les ondes de la Chaîne III

Des précurseurs de l'Union européenne bientôt à Alger Le ministre des Affaires étrangères l'a annoncé hier sur les ondes de la Chaîne III
Photo : Riad
Par Faouzia Ababsa
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué hier, sur les ondes de la Chaîne III, qu'une mission de précurseurs de l'Union européenne sera bientôt à Alger pour s'enquérir de l'état de préparation des prochaines élections législatives. «Nous avons donné un préavis de quatre mois à l'Union européenne et nous devons avoir son accord de principe. Et c'est à partir de là que nous allons probablement, au courant de ce mois ou au plus tard au début du mois prochain, commencer le processus qui va nous conduire à la signature d'un mémorandum d'entente préalable à l'observation», a encore souligné Mourad Medelci sans plus de précisions sur ce que pourrait contenir ce mémorandum. Les autres organisations bénéficieront de la même démarche. Il s'agit de l'ONU, de la Ligue arabe, de l'UA et de l'OCI. Le patron de la diplomatie algérienne a tenu quand même à rappeler que ce n'est pas la première fois que l'Algérie accueillera des observateurs pour des élections. Mais ce qui change par rapport aux précédentes échéances, c'est que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont satisfait la revendication d'une partie de l'opposition qui exigeait non seulement la présence d'observateurs étrangers, mais aussi qu'ils viennent assez tôt pour superviser la manière avec laquelle se préparaient les élections, aussi bien sur le plan institutionnel qu'organisationnel. En revanche, une autre partie de la classe politique a opposé une fin de non recevoir à cette démarche, la considérant comme étant une ingérence dans les affaires internes du pays, et que la seule garantie contre la fraude résidait dans la promulgation de décrets exécutifs pour renforcer la réglementation. D'ailleurs, il n'est pas exclu qu'elle refuse de rencontrer ces observateurs, quelle que soit l'organisation qu'ils représentent. Car, faut-il le souligner, les missionnaires ne se contenteront pas de rencontrer des membres du gouvernement ou le ministre de l'Intérieur. Ils voudront discuter avec l'ensemble des partis politiques qui seront dans la course pour les législatives. Dans ce sens, le chef de la diplomatie algérienne a précisé, avec insistance, que le chef de l'Etat avait donné des instructions claires et fermes pour que ces observateurs puissent mener à bien leur mission, pour qu'ils puissent «travailler en toute liberté et se déplacer avec les effectifs qu'ils peuvent déployer». Et M. Medelci d'ajouter : «La mission d'observation est un processus que nous voulons plus importante et plus précise. Nous sommes tous invités à faire preuve de plus d'ouverture et de sincérité, car c'est ce que nous devons d'abord à notre peuple, et c'est, en retour, ce que le peuple doit pouvoir exiger de lui-même pour participer à la réussite de ce scrutin.»
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