Algérie

CPA : La privatisation compromise


La privatisation du CPA semble bel et bien compromise. C?est la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri, qui l?a insinué jeudi lors de son passage au forum de la Chaîne II de la Radio nationale. A la question relative à la poursuite du processus de privatisation de la banque publique algérienne, Fatiha Mentouri a indiqué que le règlement prévoit la relance du premier appel d?offres, avec les mêmes banques candidates, s?il ne dépasse pas le mois de juin. « Dépassée cette date, le processus devra reprendre à zéro », a-t-elle déclaré. Or, soutient la ministre, « le délai semble trop court pour évaluer les retombées de la crise des subprimes sur les banques candidates d?ici là », et le gouvernement « prendra tout le temps nécessaire » pour avoir plus de visibilité, ce qui signifie, on ne peut plus clair, la fin du processus de privatisation déjà engagé. Pour Fatiha Mentouri, le gouvernement n?envisage pas dans les conditions actuelles du marché financier international de remettre le CPA sur le marché. Lancé en octobre 2006, le processus de privatisation du CPA a été gelé en novembre 2007 pour des raisons officiellement liées à la crise des crédits hypothécaires américains. Six banques ont été préqualifiées pour entrer dans le capital du CPA à hauteur de 51%. Il s?agit du Crédit Agricole, Société Générale, BNP Paribas, Banque populaire (France), la Citibank (Etats-Unis), Santander (Espagne). Ces deux dernières s?étant retirées plus tard du processus.
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