Algérie

Commentaire


Eviter le superflu La mesure concernant le passage obligatoire dans un centre de contrôle des véhicules automobiles (COTA) a été, très certainement, bien accueillie par les Algériens. D’autant plus que les statistiques font ressortir que 15% des accidents de la circulation sont dus à des causes techniques. Le fait que le nombre de morts n’a pas connu une baisse significative depuis l’entrée en vigueur du «nouveau permis de conduire» laisserait supposer que les mesures «draconiennes» appliquées depuis mars 2005 ne sont pas suivies d’effet. Soit parce qu’elles seraient inadéquates ou qu’elles seraient mal appliquées. Dans tous les cas, il y a nécessité de plancher sur la question et trouver où réside la faille. C’est dans ce contexte qu’intervient le contrôle technique automobile obligatoire. Le problème est que les responsables ont tendance à pondre des lois, en abondance, pour tenter de juguler des comportements contraires à l’esprit civique d’abord et à l’esprit communautaire ensuite. Il n’était guère besoin de poser des échéances sévères et difficiles à respecter pour effectuer un contrôle technique automobile, un calendrier qui a été revu et corrigé. Fallait-il mettre dans le même sac les propriétaires des voitures neuves livrées avec des garanties de kilométrage illimité et ceux de voitures d’occasion, pour ne pas dire d’antiquité, dont le ronflement du moteur polluant et nuisant ou le bruit d’un freinage défectueux se font entendre à des kilomètres à la ronde? Ce ne sera pas en menaçant tout le monde de peines sévères que l’on espèrera arriver au résultat escompté. Sinon, pourquoi établir le guide mis à la disposition de la police (et de la Gendarmerie), un document qui décrit clairement et qui contient toutes les infractions éventuelles, ainsi que les sanctions encourues? N’y a-t-il pas, là, chevauchement et entraves mutuelles dans l’action de la police et de l’ENACTA? Quel comportement devra adopter le policier confronté à un système de freinage défectueux, une suspension défaillante ou des pneumatiques usés et visibles à l’œil nu? Verbaliser ou jouer les rabatteurs pour les centres de contrôle? Ne vaut-il pas mieux séparer les deux missions et donner aux services de sécurité les pleins moyens (et pouvoirs) afin de dégrossir cette masse (dangereuse) mouvante de contrevenants qui circulent en toute liberté, en tous lieux et en toutes saisons, et permette aux COTA de jouer le rôle pour lesquels ils ont été créés? Et exclure de cette opération absurde des voitures neuves contrôlées par des systèmes autrement plus performants que ceux des COTA? Si le temps est précieux, les Algériens ont beaucoup à gagner.
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