Algérie - Généalogie et Familles connues

Combien y a-t-il de Mohamed en Algérie ?


Combien y a-t-il de Mohamed en Algérie ?
On ne choisit pas son nom, hérité d’une vieille généalogie, mais on peut choisir le prénom de ses enfants. C’est ainsi qu’il y a eu des Mohamed, des Khadidja et des Aïcha depuis des centaines d’années, tout comme des Kahina depuis quelques décennies, quand tout le monde a (re)découvert cette cheffe de tribu amazighe, qui en réalité ne s’appelait pas Kahina.


Il y a eu des Boumediene dans les années 1970, des Saddam dans les années 1990, mais ces choix, historiques, n’ont rien à voir avec les homonymes, qui eux sont dus au hasard et souffrent souvent de leur état civil. Comme ce Ali Benhadj, simple infirmer à Boufarik, régulièrement stoppé à la PAF pendant des heures pour contrôle, ou ce Ahmed Ouyahia, sans rapport avec l’ex-Premier ministre, risée de ses amis qui le frappent avec des yaourts. Il y a même un Mohamed Mediène, mécanicien à Sétif, que tout le monde appelle général mais qui n’a rien à voir avec celui du DRS. Il était d’ailleurs très gêné, paniqué à l’idée que le DRS et son patron, dont personne n’osait dire son nom publiquement, qui est en fait un prénom et même pas le sien, allaient venir pour le tuer ou le torturer jusqu’à ce qu’il change de nom et de prénom. Mais heureux depuis l’incarcération du général Toufik, Mohamed le mécanicien vit une nouvelle vie, comme s’il était né une deuxième fois. Les homonymes sont si nombreux que dans son dernier communiqué, Mohand Ouamar Benlhadj, secrétaire par intérim de l’ONM –Organisation nationale des moudjahidine, qui est l’homonyme de l’ONM, Office national de la météorologie – a réitéré sa demande pour que le Front de libération nationale soit «constitutionnalisé» comme «propriété de tout le peuple algérien» afin qu’il ne soit plus exploité par des individus malveillants. Le FLN, homonyme du glorieux FLN, n’a en effet rien à voir avec lui et son secrétaire général, Mohamed Djemai, n’a rien à voir avec Mohamed ni avec les historiques du FLN. C’est donc une simple formalité à faire auprès du procureur. Pas de quoi faire un drame.
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