Algérie - Revue de Presse

Charte sur la Réconciliation Nationale


Djaballah évoque l?existence de freins Le président d?El Islah a exprimé, jeudi devant les membres du Conseil consultatif du parti, son « inquiétude » quant aux « tergiversions » apparentes dans la mise en application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, approuvée lors du référendum du 29 septembre 2005. Depuis, les textes n?ont encore pas pris forme. Et Abdallah Djaballah, qui a mené campagne pour cette initiative présidentielle de « sortie définitive » de la crise des années 1990, dit n?avoir pas compris pour quelle raison - s?il y en a une - on tarde à légiférer la charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Nous regrettons que les textes de loi tardent à prendre forme. Nous sentons aujourd?hui comme s?il y avait quelque chose qui freine le processus de la concrétisation du projet présidentiel », a-t-il observé lors de la session ordinaire du Conseil consultatif, jeudi au siège national du parti à Alger. Estimant qu?il est du droit de son parti d?interpeller les autorités du pays sur cette question pour la simple raison qu?il a soutenu l?initiative présidentielle, le premier responsable d?El Islah a estimé que si les textes de loi ne voyaient pas le jour dans les plus brefs délais, cela risquerait de « lasser » les citoyens ayant voté pour ce projet et de les faire plonger dans le « désespoir ». A ses yeux, la réconciliation nationale n?est pas faite pour être reportée. M. Djaballah a ainsi exhorté les membres du conseil consultatif à ?uvrer dans le sens de la mise en application des mesures énoncées dans la charte pour la paix et la réconciliation. Dénonçant la loi du 23 février qui glorifie le colonialisme français, notamment en Afrique du Nord, Abdallah Djaballah a appelé les autorités algériennes à « prendre une décision claire sur cette loi honteuse du Parlement français ». « Ce sont des comportements immoraux qui ne servent aucunement le traité d?amitié qui devait être signé entre les deux Etats algérien et français », a-t-il soutenu. Revenant sur les résultats des élections partielles en Kabylie, le premier responsable d?El Islah a, encore une fois, justifié l?insignifiant score électoral obtenu dans cette région par sa « participation symbolique » dans, uniquement, quatre communes et une Assemblée populaire de wilaya. Critiquant la manière avec laquelle ont été organisées ces élections, notamment la conception des bulletins de vote sans photo, sigle ou numéro, M. Djaballah a estimé, cependant, que ces élections sont d?une importance secondaire pour son parti. Toutefois, il demande la réforme des codes communal et de wilaya tout en revendiquant, à nouveau, la levée de l?état d?urgence. Le président d?El Islah a abordé, par ailleurs, la « situation sociale critique » des Algériens, se demandant ainsi pourquoi y a-t-il « autant de pauvres dans un pays vivant dans une aisance financière jamais connue auparavant ». Devant la dégradation constante du pouvoir d?achat, M. Djaballah a interpellé les autorités pour qu?elles prennent en charge les revendications des travailleurs, notamment la question des salaires.
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