Algérie

«Chabiba» de Karim Ziad

Une fusion de multiples influences Né à Alger en 1966, musicien remarquable et issu d’une famille de mélomanes, la musique a toujours occupé une part importante dans la vie de Karim Ziad. Le contact avec de noms célèbres tels Cheb Mami, Nguyen Lê ou Joe Zawinul, depuis plus de 15 ans, lui a permis de se forger une personnalité musicale et développer son propre style. Fruits d’un foisonnement culturel, les titres de Chabiba sont chantés contrairement à son premier album et traduisent une extraordinaire richesse artistique. Karim Ziad a composé la plupart des morceaux de l’album et adapté 4 titres du répertoire traditionnel du Maghreb. On le retrouvera à la batterie, au guembri, au krakabs, au banjo et bien sûr au chant, entouré de prestigieux musiciens tels Oumou Sangaré, Nguyen Lê, Bojan Zulfikarpasic, Loy Ehrlich, Linley Marthes, Aziz Sahmaoui et Mehdi Askeur (ONB), Michel Alibo.Karim Ziad a fait ses débuts au milieu des années 1980 à Alger où il s’est illustré au sein de formations comme Khindjar et Sweet Jazz. Une période dont le musicien a gardé de précieux souvenirs. «on avait les pieds là-bas et la tête à Paris. J’écoutais beaucoup de rock. Ensuite, j’ai croisé du jazz et de la musique algérienne». En 1989, il va à Paris pour se perfectionner et surtout faire une école. «La musique est un vaste champ, c’est le langage universel par excellence, mais il nous fallait aussi savoir l’écrire.» Si c’est avec Safy Boutella que ce batteur, vite reconnu, estime avoir fait ses «premiers rythmes asymétriques», Karim Ziad joue avec Joe Zawinul et accompagne régulièrement Cheb Mami dont il dit «j’aime bien jouer avec lui, il se passe toujours des choses sur scène, ça bouge, y a des débordements du public, des éclats de joie». Il est également impliqué dans de multiples aventures de scène et de studio, dont celles de l’Orchestre National de Barbès ou de l’album Maghreb & Friends (Act Music/Night & Day) en compagnie du guitariste Nguyên Lê. Karim Ziad, que ses amis de l’ONB surnomment affectueusement le Petit Prince, disait depuis longtemps vouloir enregistrer un disque personnel. Sous son impulsion, Ifrikya (Afrique), son premier album revisite l’héritage afro-maghrébin dans un dialogue aux couleurs du jazz. Entouré de Nguyên Lê, de Bojan Zulfikarpasic (piano), de Michel Alibo (basse) et de Jean-Philippe Rykiel (clavier), Karim Ziad a sollicité les rythmes gnaoua du Maalem Abdelkebir Merchane de Marrakech et la flûte peule d’Aly Wagué. Sous forme de Sextet, avec David Aubaille (piano), Hichem Takaout (basse), Vincent Mascart (saxophone), Aziz Sahmaoui et Mohamed Menni (percussions et chant), Karim Ziad était l’hôte vedette du 2ème Festival Dima jazz à Constantine. Il était également de la partie lors de l’édition 2005, en compagnie du guitariste Nguyên Lê et du bassiste Michel Alibo dans un programme hommage à Jimi Hendrix. Lors du 18ème festival Africolor ( en décembre à Sevran), Karim Ziad était l’invité du violoniste Jacky Molard, qui a interprété une musique celtique imprégnée de jazz, à la tête d’un quartet acoustique.
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