Algérie

Blida

Vie dans les cités Président de comité de quartier dynamique mais butant sur un mur d?incompréhensions et des intérêts non déclarés : c?est le constat pour la cité des 360 Logements de Bounaâma Djillali II à Blida avec des caves pleines et nauséabondes, des travaux d?étanchéité non réalisés, des espaces verts et de jeux pour lesquels une entreprise a été payée sans qu?il y ait concrétisation sur le terrain des centimes encaissés à tel point qu?une action en justice est prévue, dira Ahmed Attaba. Dès l?entrée de la cité, des odeurs fétides vous chatouillent les narines et vous poursuivent le long des allées dont le bitume n?a jamais été refait, de trottoirs où le carrelage n?a été que posé et en face des caves où des trous avaient été aménagés afin de « pomper » le trop-plein d?eaux usées. Plus grave encore, le budget prévu pour la construction d?un autre pont enjambant le chemin ferroviaire aurait été détourné pour d?autres chapitres, laissant tout le monde endurer l?encombrement du passage à une seule voie construit avant 1960. 1500 logements entre les deux grandes cités au nord et les centaines d?autres logements au sud laissent deviner le trafic quotidien par ce seul passage que se disputent également les piétons sans parler des écoles primaires, des collèges, des lycées, le stade et les maisons de jeunes. Seule présence avérée du secteur public : des travaux de rénovation du réseau d?eau potable par les services de l?OPGI (sic) sont en cours devant un immeuble et tout proche de trous béants où des enfants pourraient le plus normalement du monde chuter puis la fatalité aura bon dos. Même les espaces verts, prévus dans le marché de l?entreprise, ont vu leur aménagement abandonné et les aires de jeux pour enfants devenir progressivement des lieux pour stationnement de véhicules. « Les responsables venaient par dizaines avant la tenue de l?élection présidentielle et promettaient pratiquement la lune puis... aucun chat ! », tonnera un vieux du quartier. Plus de 3000 habitants pour ce quartier, mais il est difficile d?assurer un esprit collectif avec, par exemple, des cotisations pour embellir la cité, compter sur soi ; le président du quartier affirmera sur le ton de la confidence qu?il était difficile d?exiger quoi que ce soit de chefs de famille qui ont d?abord du mal à payer le loyer. A 1DA par jour et par logement, la cité disposerait de plus de 10 000 DA mensuels : beaucoup de choses peuvent alors être résolues !
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