Algérie

Biskra, Le colonel Chaâbani revient



En collaboration avec la wilaya, les organisations des Moyahidine et des fils de chahids, l’APC d’Oumache a organisé une modeste cérémonie commémorant le 42e anniversaire de la disparition du Colonel M’hamed Chaâbani. C’est au sein de la demeure familiale, convertie désormais en musée, que sera célébré l’évènement qui a drainé une foule de compagnons d’armes et des députés et sénateurs venus de toutes les wilayas limitrophes. Après une visite guidée du musée, nombreux seront les orateurs qui se relayeront au micro pour parler de ce vaillant fils d’une modeste famille qui subsistait grâce aux revenus agricoles. Né en 1934, Mohamed Chaâbani apprendra le Coran dans la medersa locale, avant de rejoindre l’école primaire à la «medersa Mohamadia» (direction de l’Education actuelle) et rejoindra l’institut Benbadis de Constantine où il suivra ses études jusqu’au 1954. Choisi parmi les meilleurs éléments pour poursuivre ses études au Machrek, il préférera répondre à l’appel de la Révolution qui venait de commencer. Il sera au cours de plus de 30 batailles engagées, un chef reconnu par ses supérieurs pour sa stratégie, son intelligence et sa rigueur. Aux côtés de Si El-Haouès et de Saïd Benchaïb, il sera élevé au grade de responsable politique, puis de commandant de la wilaya 6, la plus mouvementée des régions militaires. Dans son parcours, il sera à l’Indépendance nommé à la tête de la 4e Région militaire puis membre de l’Etat major de l’ANP. Dans son intervention M. Saïd Abadou ex-ministre et président de l’ONM dira «une nation s’évalue par son histoire mais aussi par la qualité de ses hommes qu’elle ne peut oublier. En dépit de certaines divergences vécues, lors de guerre de Libération, il n’est permis à personne de douter du militantisme et de l’engagement sincère de Mohamed Khider, Mohamed Chaâbani, Krim Belkacem, ou Abane Ramdane. Ces hommes et bien d’autres n’avaient d’autres calculs que de faire sortir l’occupant de cette sainte terre». Attendu par son intervention, qui sera religieusement suivie, le Colonel Amar Sakhri, toujours aussi alerte, le geste large mais les paroles contenues, parlera de son fidèle compagnon d’armes avec une pointe d’émotion qui fera vibrer l’assistance. «C’était un homme pieux, qui n’avait d’autres soucis que la libération de ce pays. Il avait toute les qualités d’un vrai chef. Sans son intransigeance, la France n’aurait jamais lâché le sud du pays qu’elle voulait garder». Il n’en dira pas plus sur la fin de son frère d’armes mais ajoutera «si la vie nous gratifiera encore de ses faveurs, nous parlerons, peut-être un jour, des divergences de vue qui sont nées après l’Indépendance».

Vingt ans après sa mort (le 4.9.64) le Colonel Mohamed Chaâbani sera réhabilité par le décret présidentiel du 24 octobre 1984. Son nom est désormais fièrement inscrit au fronton des grands instituts de l’université Mohamed Khider et une artère principale de la ville de Biskra porte son nom.




Allah yerahmou wa yarham echouhadaa. Il mérite BCp plus que de porter le nom d une rue.
Karim - Alger, Algérie

10/10/2012 - 42455

Commentaires

Assassin de mon grand père Larbi Bachène...Vous ne devriez pas en faire autant pour ce genre de criminels. Des témoins en vie existent encore ...l'HISTOIRE SE TRANSMET VOUS POUVEZ LE DEVINER.
- Sherbrooke
31/05/2009 - 3523

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