Algérie

Aux grands maux, les grands remèdes


Pour mieux comprendre le mal de l?industrie algérienne, il faut remonter aux années 80. Les entreprises industrielles restructurées à cette époque puis dans les années 90 n?ont pas aujourd?hui la taille critique pour financer et amortir les dépenses de développement et de renouvellement. La crise de la décennie 90 a aggravé le retard en matière technologique. Et les restructurations ont coûté cher (21 milliards de dollars selon l? étude Booz Allen) avec des effets sociaux ayant entraîné des pertes de savoir-faire industriel (400 000 emplois perdus selon l?UGTA). Cela a donné lieu à une désindustrialisation avancée (moins de 7% du PIB), y compris dans le secteur privé où sur un potentiel de production de 45%, seulement 75% sont utilisés. Même si la nouvelle stratégie industrielle ne réveillera pas les entreprises algériennes de leur longue léthargie, tout au moins pourra-t-elle leur permettre de se maintenir sur le marché local. Ces assises auront permis de faire réagir toutes les sphères économiques et sociales du pays. Les 500 participants ont profité de la tenue de ces assises pour faire part des nombreuses difficultés auxquels ils font face. Les vieilles rancoeurs entre secteurs privé et public, pouvoirs publics et entrepreneurs sont remontées à la surface. Les patrons se disent désormais prêts à prendre un nouveau départ, pourvu, disent-ils, que leurs suggestions soient prises en compte.
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