Algérie

Allalouche, la consécration


L’une des valeurs sûres de l’art plastique algérien aura, paradoxalement, conquis les plus hautes cimes de la consécration internationale, pour espérer, au crépuscule d’une carrière époustouflante qui ne cesse de renaître de ses cendres, une simple reconnaissance des siens.

Comme quoi nul n’est prophète dans son pays. Mais qu’à cela ne tienne, Ammar Allalouche n’avait finalement pas besoin d’une carte de visite ni de ses hautes références, pour susciter l’admiration et convaincre d’une admirable maîtrise de son art. Et pour cause, il aura suffi que la ville du Khroub crée l’opportunité à la maison de la Culture M’hamed Yazid, pour que cet artiste qui n’a plus de secrets pour les habitués des galeries d’arts parisiens, new yorkais, tunisois ou berlinois s’efface humblement, pour laisser l’oeuvre plaider une cause sans autres arguments que l’expression du beau.

Et quel autre argument pouvait faire valoir Ammar Allalouche pour espérer conquérir un public nombreux qui aura fait le détour, plutôt curieux de voir des oeuvres exposées pour la premier fois à la maison de la Culture M’hamed Yazid, que pressé de reconnaître l’illustre artiste ou soucieux de pouvoir dire: «j’étais là quand il est passé à El-Khroub». L’homme n’a pas déçu. L’artiste aussi. Est-il besoin donc d’en dire autant de son oeuvre pour chercher l’originalité? Grandement sollicité par des jeunes et moins jeunes, il fera preuve d’une disponibilité qui n’avait d’égal que sa passion volubile de partager sa philosophie de l’art et sa perception du monde qui l’entoure. De l’avis des centaines de visiteurs, les cent toiles exposées rendaient amplement justice au génie créateur qui tranchait avec la modestie de l’homme dans une harmonie qui a toujours forcé l’admiration.

Allalouche à El-Khroub! C’est cette singulière impression d’une notoriété internationale qui se réjouit d’avoir réussi le pari d’un retour aux sources.

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Bonjour, J’aimerai bien avec les coordonnés de Ammar Allalouche, c’était mon professeur de dessin quand j’étais à l’école des Beaux-Arts de Constantine de 1969 à 1972, depuis je n’ai plus de ses nouvelles, jusqu’à ce que je découvre son nom sur votre site. Merci de votre collaboration Mohammed Aziz
Aziz mohammed - Infographiste et photographe - Montréal
03/08/2009 - 3911

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