Algérie

Aïn Témouchent : Le Fonds de garantie rassure les banques

Il a fallu attendre environ trois ans après pour se rendre compte que le Fonds de garantie des crédits (FGAR), créé par décret n° 02-373 du 11/11/2002, nécessitait impérativement pour sa mise en route effective et efficiente des structures administratives wilayales à même de contribuer efficacement «aux solutions à la problématique de financement de la PME» confrontée, non seulement à «l’insuffisance des garanties réelles à offrir sans tarder à la banque», mais aussi au «mode de gestion limité au contexte familial, à l’absence d’un système de formation adapté aux besoins de la PME et à l’éloignement de celle-ci de la sphère de la recherche scientifique favorisant l’acquisition de procédés techniques performants». Tels sont les points forts contenus dans l’approche qu’a présentée le directeur de wilaya d’Aïn Témouchent de la Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat lors de la journée d’information sur le rôle du FGAR, organisée dernièrement à l’hôtel Bel Air.

Les explications fournies par le D.W.P.M.E. s’intéressaient aux «facilitations à l’accès aux financements bancaires à moyen terme» pour, comprend-on, «favoriser le démarrage des PME dans des conditions acceptables ainsi qu’à leur expansion en accordant des garanties de crédit aux banques commerciales» qui souvent n’ont pas la même vision et les mêmes appréciations sur la faisabilité des projets et la nécessité de les prendre en charge. Cette thématique, appréciée différemment d’une institution financière à une autre, crée souvent des divergences notables devenues par la suite source de méfiance. Un recentrage de vision globale de l’environnement bancaire à l’égard dudit dispositif et de ses objectifs s’avère nécessaire et passe forcément par une mise à niveau des connaissances des uns et des autres quant à la conduite de procédures à tenir.

 A ce titre, le programme de mise à niveau «nécessite des éclairages appropriés sur les pratiques de financement adaptées aux besoins des PME», souligne le même orateur. Dans ce cadre précis, l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), compte tenu des dernières modifications apportées au niveau des textes réglementaires, a présenté les nouvelles dispositions prévues par l’ordonnance n°06-08 du 15/07/2006 relative au développement de l’investissement modifiant et complétant celle du 20 août 2001. Le nouveau dispositif FGAR, souligne monsieur Houari Abdenour, le PDG du Fonds, «met en sécurité les banques par une contre-garantie MEDA que l’Union européenne a mise à la disposition du ministère de la Petite et Moyenne Entreprise et de l’Artisanat que le FGAR gère à hauteur de 20.000.000 d’euros». Sur ce plan, les banques semblent sécurisées par le FGAR adossé à la garantie MEDA. Le FGAR, selon son porte-parole, se porte garant de rembourser les banques en 15 jours en cas de faillite d’une PME. Cette assurance est-elle suffisante pour les établissements financiers ? A priori oui, comme le soutiennent les connaisseurs de la finance, mais ce oui est entouré de craintes différemment exprimées par les banques au regard des taux de mortalité des PME et l’instabilité de bon nombre d’entre elles. Dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la branche d’activité du BTPH vient en tête dans la PME, suivie de celle des matériaux de construction. On totalise 3.596 unités et les emplois générés sont de l’ordre de 23.973 postes permanents et temporaires. Cependant, soutient monsieur Houari Abdenour, les garanties du FGAR sont allouées aux PME de pas moins de 3 ans d’existence et éligibles pour la mise à niveau de leurs activités.


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