Algérie

AICHA BARKI (Présidente de l?association Iqra)



« Oui pour l?amendement, mais... » Aïcha Barki, présidente de l?association Iqra, invitée au séminaire sur « La population et le développement », qui s?est tenu, hier, au Palais de la culture à Alger, évoque l?impact possible des amendements proposés au code de la famille. Que peut-on attendre des amendements du code de la famille ? Des changements dans la situation que vivent les femmes en Algérie. Tout amendement ne peut que construire une situation nouvelle et qui, souhaitons-le, devrait être meilleure que celles vécues précédemment. S?agit-il d?une avancée ? Du point de vue légal, il s?agit d?une avancée, mais, à elle seule, elle ne suffit pas. Dans un premier temps, il va falloir établir un système de sanctions dans le cas où la loi ne serait pas respectée, et toutes les mesures coercitives doivent pouvoir être constatées sur le terrain. Dans un second temps, il va falloir accompagner ces lois d?un travail dans le sens de changer le comportement de la société. Quel lien peut-on établir entre ces amendements et la santé de la population ? Une femme qui dispose de ses droits est une femme en bonne santé morale et physique. Une femme en bonne santé fait une famille en bonne santé. C?est au profit de l?Algérie toute entière. Que proposez-vous comme action ? L?alphabétisation de la femme lui permettra de jouir de ses droits. Pour connaître son statut au sein de la famille, elle doit pouvoir lire. Pour être efficaces, les associations doivent s?unir pour agir conjointement en profondeur dans les mentalités. Et pas uniquement à Alger, mais dans tout le pays. Il va falloir aller dans les douars expliquer la loi, justifier l?intérêt à alphabétiser les femmes.


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