Alger - Revue de Presse

Zerhouni avoue un relâchement des services de sécurité



Un nouveau plan Vigipirate pour Alger Intervenant, hier, sur les ondes de la radio nationale, chaîne I, le ministre de l’Intérieur a évoqué une possible mise en place d’un nouveau plan sécuritaire pour la capitale. Pour le ministre de l’Intérieur, il y a eu baisse de vigilance, ce qui aurait permis, selon lui, aux groupes terroristes, de commettre leur forfait sur les hauteurs d’Alger visant les sièges du Conseil Constitutionnel et du Haut commissariat aux réfugiés (ONU). «Le bilan officiel de ce double attentat du mardi noir fait état de 30 morts dont 5 étrangers et 28 blessés hospitalisés» a déclaré, quant à lui, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, sur Europe 1. «Les services de sécurité, pris de court depuis les attentats d’avril ayant ciblé le Palais du gouvernement, a-t-il avoué, ont été tenus depuis en haleine mais la relative accalmie de ces derniers temps leur a fait baisser la garde». Par ailleurs, Yazid Zerhouni n’exclut pas d’autres attentats. «Poser une bombe, c’est l’acte terroriste le plus facile qui soit et c’est le plus difficile à contrer par les services de sécurité», expliquera-t-il. Et de reconnaître: «Il n’y a pas un système de sécurité au monde qui peut sécuriser une ville comme Alger à 100%». Pour le Premier responsable du département de l’Intérieur, la cible du Conseil Constitutionnel n’était pas une surprise, puisque les services du renseignement agissant sur informations, dira-t-il, prévoyaient déjà le coup suite au démantèlement du réseau terroriste d’Alger et de Boumerdès. D’ailleurs, un nombre important d’éléments du réseau, a-t-il indiqué, ont été récemment soit éliminés soit arrêtés. Ces derniers, explique-t-il, activant toujours dans la même base, ont perdu de leur équilibre et de leurs moyens après les coups de boutoir des services de sécurité. Les sanguinaires, se sentant amoindris, «dans leurs derniers retranchements», ne pouvaient qu’utiliser, d’après lui, des bombes humaines jetées sur des bâtisses névralgiques, avec en prime un coup médiatique pour desserrer l’étau sur leurs acolytes. S’agit-il de l’œuvre d’Al-Qaïda au Maghreb ou du GSPC? Zerhouni estime que la dénomination du groupe importe peu. «GSPC ou Al-Qaïda au Maghreb, nous avons affaire aux mêmes personnes, à la même organisation» avant de lâcher que «pour les autorités et les services de sécurité, cette action est l’œuvre du GSPC». A ce titre, le ministre de l’Intérieur lance un appel aux citoyens pour plus de vigilance en signalant notamment les véhicules suspects. «L’Algérie est en danger, soyez sur vos gardes», conclura-t-il. Abed Tilioua
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)