Le Palais de la culture a vécu samedi après-midi à l'heure de l'écriture de l'histoire, avec cette louable initiative de Yacef Saadi, chef de la zone autonome d'Alger, auteur d'un documentaire de vingt minutes rendant hommage à l'ethnologue et résistante française Germaine Tillion, décédée le 19 avril 2008, et qui avait, durant la guerre de libération, activement contribué à l'abolition des exécutions capitales.
Le document retrace l'histoire de la prise de contact clandestine de Germaine Tillion, le 4 juillet 1957 à la Casbah avec Yacef Saâdi et d'autres éléments de la zone autonome jusqu'à l'aboutissement de cette démarche qui avait connu bien des obstacles, alors qu'entre temps,
plusieurs condamnés à mort avaient été exécutés à la prison d'Alger. La projection de ce documentaire s'est déroulée en présence de nombreux ex-condamnés à mort dont l'auteur lui-même, Yacef Saâdi, qui a ensuite animé un débat fort intéressant au cours duquel il a notamment déclaré : « Je ne suis pas un héros ! Les véritables héros sont tous ceux qui sont morts pour l'Algérie». Des propos qui ont déclenché un tonnerre d'applaudissements.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R B
Source : www.letempsdz.com