Une déprogrammation et des interrogations
Décidément, entre Alger et Paris, une étincelle fait forcément feu... Et pour cause, la déprogrammation de la visite du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à une date ultérieure...
Cela a donné suite à un début de polémique sur un éventuel couac dans les relations tumultueuses entre les deux pays. Faux, répondent des sources proches de l’Ambassade de France à Alger.
«C’est juste un problème de calendrier; il n’y a strictement aucun problème entre la France et l’Algérie. M. Kouchner devait effectivement venir en Algérie, mais la visite n’est pas encore «casée» dans une date. Ce n’est donc pas une annulation à cause d’une polémique mais juste un problème de timing qui doit prendre en considération les agendas des deux ministres». Ceci pour les raisons officielles. Une source diplomatique à Alger nous a déclaré que «le premier responsable du Quai d’Orsay viendra officiellement en Algérie». Une date? A l’ambassade de France, on se contente de préciser qu’elle interviendra «avant la présidence française de l’Union européenne». C’est-à-dire que le patron du Quai d’Orsay sera à Alger avant juillet prochain. Il s’agira pour lui d’engager les dernières consultations avec son homologue algérien, Mourad Medelci, sur le projet de l’Union méditerranéenne qui fera l’objet d’une réunion au sommet des chefs d’Etat des deux rives, le 13 juillet prochain. Un sommet où est attendu que soit donné un contenu officiel au projet cher à Nicolas Sarkozy dont les contours restent encore vagues pour les partenaires du Sud mais aussi des pays de l’Union européenne, à l’image de l’Allemagne qui a vivement mis son bémol avant que le président français ne revoie ses prétentions de leadership à la baisse en acceptant la formule consensuelle d’Union pour la Méditerranée».
Et, comme pour montrer l’engagement de l’Algérie au côté de la France dans le cadre de ce projet, notre source rappelle qu’il y a à peine dix jours, M. Medelci a reçu le conseiller personnel de Bernard Kouchner. Loin du dossier controversé du Sahara occidental qui divise Alger et Paris en raison de l’alignement, sans réserve, de la France sur la thèse annexionniste du Maroc, l’Algérie et l’Hexagone semblent sur la même longueur s’agissant de l’Union pour la Méditerranée d’après les milieux diplomatiques à Alger.
Amine Makri
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com