Alger - Revue de Presse

1.500 DA pour les nouveaux, 4.000 DA pour les anciens



La nouvelle fiche de paie n’enchante pas les médecins Le Syndicat national des praticiens de la santé publique dénonce, encore une fois, la nouvelle grille des salaires. Dans une conférence de presse, tenue hier, les responsables du syndicat munis de leurs nouvelles fiches de paie ont dénoncé ce qui est appelé comme une «arnaque». «Il n’y a pas de quoi être fier» et de s’adresser à Sidi Saïd, le SG de l’UGTA. «Qu’est-ce qui va nous enchanter dans cette nouvelle grille?» A titre d’exemple, on saura que le nouveau médecin reçoit une augmentation de 1.500 DA et un médecin qui a 20 ans de service 4.000 DA. Un chirurgien dentiste ou un pharmacien reçoit une augmentation de 3.000 DA seulement. Pis encore, «même la nouvelle indemnisation forfaitaire décidée par le président de la République pour ‘réajuster’ la nouvelle grille ne change pas grand-chose». «Cette indemnisation qui doit être de l’ordre de 1.500 à 3.000 DA est caduque. Un chirurgien dentiste débutant ne reçoit en réalité que 200 DA». Et de dénoncer également la suppression de deux indemnités, spécifique globale et la complémentaire sur le revenu, qui atteignent, à elles seules, 14.000 DA. Et C’est autant d’argent que les médecins ne percevront pas. Pour le SNPSP, le point indiciaire qui devait passer à 45 DA n’est en vérité que de 22 DA. Par ailleurs, le syndicat dénonce l’absence de rencontre et de concertation avec le ministère de tutelle. «Nous considérons que le dialogue est inexistant. Depuis l’installation de Amar Tou, nous n’avons eu que deux (2) entrevues. Nous avons une plate-forme de revendications de 10 points qui n’est pas discutée». Le syndicat appelle, une fois de plus, le ministre à l’ouverture de négociations au sein des commissions mixtes pour discuter du régime indemnitaire. Le SNPSP qualifie le dialogue, dont parlent les responsables, de «parole creuse, sans écho et de phrases circonstancielles». Et le syndicat de dénoncer, avec force, la nouvelle carte sanitaire. «Une carte qui n’arrange pas les choses», a indiqué le président du syndicat, Bensebaini Salah. «Nous sommes légalement devant des structures fantoches et virtuelles sur le plan légal. Comment, au moment où l’on a annoncé l’entrée en vigueur de cette nouvelle carte au mois de janvier passé, peut-on encore constater l’absence de textes réglementaires qui installent le conseil médical des nouveaux établissements sanitaires? Il y a beaucoup de problèmes qui restent en suspens sur lesquels le ministre doit se pencher. Où sont passés les organigrammes qui gèrent les structures?» Le SNPSP ne s’arrête pas là puisqu’il aborde même la question du découpage. «Le découpage n’est pas irréprochable non plus puisqu’on annonce, une première fois, une polyclinique pour chaque commune de 25.000 habitants alors qu’il y a des communes de 3.000 habitants seulement. Une autre fois, on pend un texte dans lequel on annonce qu’on peut créer une polyclinique pour les petites communes». Le syndicat s’interroge aussi sur la destination des milliards de dinars débloqués au secteur, objet d’une réforme qui enfonce encore la santé en Algérie, et «élaborée en solo» par Amar Tou sans prendre l’avis des médecins, principaux acteurs. Le syndicat dénonce également la note adressée par le ministre à chaque établissement sanitaire afin d’acheter pour un montant «d’un milliard de centimes d’appareils de soins ophtalmologiques». Pour le conférencier, «il y a des intérêts cachés quand on ordonne une telle chose, sachant que nous manquons particulièrement d’ophtalmologues». Il s’interroge également sur le pourquoi de la décision d’arrêter la greffe hépatique? En tout cas, le syndicat, qui soutient les revendications des vétérinaires, se dit toujours mobilisé pour des actions d’envergure, avec ou sans la coordination des syndicats autonomes. Il est envisagé dans ce sens la création d’une fédération des syndicats autonomes dans les jours à venir. Tahar A.O.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)