Alger - Revue de Presse

Vestiaires délabrés, filets troués, etc.



Carnaval à Kouba Ce fut un spectacle désolant que celui auquel a été convié le public sportif ce dimanche, à l’occasion du match, retour, de la coupe de la CAF opposant le Mouloudia d’Alger à la formation de Kwara United du Nigeria. On se croyait même dans un stade de Djibouti ou un autre pays qui n’est pas «connecté» avec le monde du football. Pourtant, on était bien dans un stade de la capitale algérienne, un pays où l’on ne respire que le jeu à onze. Les conditions dans lesquelles s’est déroulée la partie laissent vraiment à désirer, et pour une première, le stade «Omar Benhaddad» de Kouba s’est avéré incapable d’abriter l’évènement. Les choses ont failli même dégénérer à un certain temps d’autant que cette infrastructure, qu’on croyait avoir fait peau neuve, ne répond guère aux normes de sécurité requises. La délégation nigériane l’a d’ailleurs vérifié à ses dépens. Le commissaire du match venu du Maroc a failli, à maintes reprises, annuler la partie avec toutes les conséquences qu’engendreraient une telle décision sur le MCA et surtout sur l’image de marque du football algérien, une image de marque déjà ébranlée par les scandales et autres débâcles sur les terrains africains. Les responsables du stade étaient eux-mêmes surpris que leur «petite maison» a été choisie pour accueillir un tel événement. «Jusqu’à hier, on n’était pas encore sûr que le match allait se dérouler dans ce stade. Franchement, on n’est pas habitué à accueillir une telle foule de supporters et un tel nombre aussi de journalistes,» nous disait le directeur du stade peu avant le début de la parie. L’homme voulait, par ces propos, tempérer les ardeurs des gens de la presse ballottés par-ci, par-là, pour trouver une place pour pouvoir accomplir leur travail. C’était peine perdue puisqu’il ne restait qu’à s’engouffrer parmi les supporters pour espérer suivre les péripéties d’une partie sur laquelle personne n’osait parier sur son déroulement au vu du comportement du public mouloudéen à l’encontre des visiteurs. Le tout a été clôturé par cette scène qui fait vraiment rougir, lorsque les deux antagonistes ont recouru à la série des tirs aux buts pour se départager. Une série qui a mis à nu les carences des responsables du stade incapables de s’offrir des filets dignes. Les nerfs étaient d’ailleurs à bout lorsque ces filets troués ont trompé les fans, à deux reprises, obligeant les «bricoleurs» à intervenir. Cette scène à elle seule renseigne sur le degré de déliquescence dans lequel se retrouve le sport roi en Algérie. A Kouba, on s’est contenté, apparemment, de poser un tartan séduisant de dernière génération, sans se soucier guère des autres conditions qu’est censé offrir un stade digne de ce nom. Et, on ne le dira jamais assez, le stade de Kouba n’est pas fait pour abriter un tel rendez-vous. Pour l’anecdote, les agents du stade ont été obligés recourir à des travaux de «maçonnerie» au niveau du vestiaire réservé à l’adversaire et ce, suite aux remarques formulées par le commissaire au match. On aurait pu éviter toute cette «humiliation» si on avait programmé la partie au stade «5 Juillet» mais au niveau de la FAF on n’entendait pas les choses de la même oreille. Tout cela parce que M. Cavalli a voulu que la pelouse du stade olympique soit gardée au «chaud» en prévision d’un match important qui attend la sélection nationale face au... Cap Vert. Sans commentaire.
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