Jugée en appel le 10 janvier dernier par la chambre pénale près la cour de Tizi-Ouzou, l'affaire dite du port d'Alger n'a connu son verdict que dans la journée d'hier, mardi. Des peines d'emprisonnement ferme, des relaxes ainsi qu'une prescription des faits ont été prononcées par le juge.
Ali Farah, qui occupait le poste de P-dg de l'EPAL de 1996 à 2005, a bénéficié de la prescription des faits. Une demande insistante de l'avocat du prévenu qui a été, visiblement, suivie par le tribunal, reconnaissant que le client de Me Aït-Larbi n'est pas concerné par les faits survenus suite à son départ à la retraite. Agé de plus de 70 ans, Ali Farah était déjà à la retraite en 2005 lorsque le parquet avait, en 2010, engagé des poursuites contre les principaux responsables de l'EPAL, quatre fonctionnaires, des responsables de certaines directions au niveau du port d'Alger, dont un responsable de la capitainerie de la même structure portuaire et quatre opérateurs privés exerçant l'activité de manutention toujours au niveau du port d'Alger. Le juge a prononcé des peines d'emprisonnement de 5 ans à l'encontre de l'ex-directeur de l'exploitation et de l'organisation ainsi et du successeur de Ali Farah à la tête de l'EPAL, de 2005 à 2009. La peine de prison de 5 ans a été prononcée contre l'un des trois entrepreneurs tandis que les deux autres ont bénéficié de la relaxe. Deux peines de deux ans de prison ont été prononcées à l'encontre de deux directeurs centraux au niveau du port alors que deux autres fonctionnaires ont été relaxés. Lors du procès de mercredi dernier, le procureur avait requis 10 ans de prison ferme et une amende de 100 millions de centimes à l'encontre des dix mis en cause. Ils étaient poursuivis pour pas moins de cinq chefs d'inculpation dont, notamment, l'association de malfaiteurs, dilapidation (et participation pour les entrepreneurs privés à dilapidation) de biens publics, faux et usage de faux, signature de contrats contraires à la réglementation… Il a été reproché aux principaux accusés, notamment A. Farah, son proche collaborateur, le P-dg adjoint et directeur de l'exploitation et de l'organisation ainsi que le successeur de F. A. au poste de Pdg à partir de 2005 d'avoir accordé des facilitations à des opérateurs privés travaillent dans l'enceinte du port. Une plainte pour malversation a été déposée au niveau du parquet de Sidi M'hamed. L'enquête a été diligentée par les services du renseignement et de la sécurité.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A M
Source : www.lesoirdalgerie.com