Le contrôle technique des véhicules immatriculés en 2009 est obligatoire
à partir du 2 janvier 2011. C'est ce qu'a annoncé jeudi l'Etablissement
national de contrôle technique automobile (Enacta). Selon un communiqué de
l'établissement, tous les propriétaires des véhicules concernés par cette
procédure périodique et obligatoire doivent présenter leurs véhicules au niveau
des agences de contrôle technique réparties sur le territoire national. A
l'instar de la précédente opération, les véhicules doivent être présentés au
contrôle selon les dates de leurs immatriculations portées sur leurs cartes
grises respectives (en haut à gauche). Ainsi et à la faveur de ce communiqué,
les véhicules immatriculés en janvier 2009 sont concernés par cette procédure
en janvier 2011, ceux immatriculés en février 2009 doivent subir le contrôle technique
en février 2011. « Les contrevenants à cette mesure risquent une amende allant
de 20.000 à 50.000 dinars », précise le communiqué. Ils peuvent également,
selon la législation en vigueur, s'exposer à une peine d'emprisonnement d'une
durée de 2 à 6 mois, la suspension du permis de conduire pour une durée d'une
année et son annulation en cas de récidive, rappelle le même document. Pour
mieux informer les automobilistes sur la mise en oeuvre du processus du
contrôle technique automobile, le communiqué signale que le ministère des
Transports vient de lancer une campagne d'information et de sensibilisation à
l'adresse des propriétaires de véhicules particuliers immatriculés en 2009, les
invitant à les présenter au contrôle technique.
254 agences de contrôle sont opérationnelles au niveau national et
disposent de 394 lignes pour le traitement des véhicules concernés par cette
mesure. Un récent bilan de l'Enacta indique que 8.925 véhicules sur 2 millions,
ayant subi un contrôle technique entre janvier et septembre 2010, ont été
retirés de la circulation. Selon le directeur général de l'Etablissement M.
Abdallah Ghrieb qui s'exprimait dernièrement à la radio nationale, 42.000
voitures sont « en sursis » et exposées à un éventuel retrait de la
circulation, leurs propriétaires bénéficiant d'un délai variant entre 15 et 30
jours pour réparer des défaillances techniques qui ne nécessitaient pas
l'immobilisation immédiate du véhicule. Le directeur de l'Enacta a également
fait état d'une dizaine d'agences de contrôle technique sanctionnées au 30
septembre 2010 pour avoir manqué à leurs responsabilités. Les sanctions ont
varié entre l'avertissement et la fermeture provisoire de 1 à 3 mois avec des
retraits d'agrément, allant même jusqu'au retrait définitif pour certains.
En outre, le patron de
l'établissement public a mis l'accent sur l'effort de rajeunissement du parc
national de véhicules pour parer à la multiplication des défaillances d'ordre
mécanique et réduire le nombre des accidents de la circulation, puisque, indique-t-il,
« pas loin de 1/5 du parc auto a moins de cinq ans ». Le responsable de
l'Enacta a également appelé à l'unification des statistiques relatives aux
véhicules en Algérie dont le nombre s'élève, selon lui, à 5,5 millions, alors
que les chiffres de l'Office national des statistiques (ONS), publiés la
semaine passée, font état de 4,1 millions de véhicules.
Le contrôle technique périodique
des véhicules, rendu obligatoire par la loi du 10 février 1987 relative à
l'organisation, la sécurité et la police de circulation, est devenu effectif à
partir de février 2003. Entre février 2003 et octobre 2009, presque 11 millions
de véhicules ont subi des contrôles techniques. Plus de 400.000 véhicules ont
été retirés de la circulation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Belaïfa
Source : www.lequotidien-oran.com