Le mouvement national algérien, avec ses différentes sensibilités, fut le creuset des revendications d'indépendance nationale, ainsi mystérieusement chapardé par des groupes d'intérêts occultes et bizarrement mis en doublure en tant que sigle - MNA - et actions parallèles à la révolution novembriste. Il n'a pas été prémuni, depuis ses premiers pas, des tentatives scissionnistes orientées et de retournements inouïs aussi bien à ciel ouvert que « couvert ».
Ces manoeuvres visaient un seul objectif : l'étouffement dans l'?uf de toute idée d'indépendance totale de l'Algérie. Cependant, c'est dans cette ambiance que l'insurrection populaire armée novembriste fut déclenchée et bien évidemment tout de suite qualifiée, par les politico-militaires colonialistes d'ici et de métropole ainsi que par une partie de représentants des élites algériennes de l'époque, de « fellaguiste », et ce, afin de dénaturer ses raisons profondes et les nouvelles réalités galopantes qu'elle à engendré et, en même temps, qu'elles aient - les officines de la quatrième république française - tout le loisir de concocter les motifs justifiant tous les dépassements du rétablissement « de l'ordre public », et d'avoir également le temps nécessaire pour qu'elles instaurent les bases, d'une soi-disant « Algérie nouvelle » et ce, afin du duper l'opinion publique de la France et internationale. Bien entendu, tout ce train de mesures serait mis mouvement comme elles l'imagineront, c'est-à-dire par la force répressive tous azimuts avant tout, et les « réformes » subornant par la suite. Un réflexe comportemental ancré dans la tradition coloniale.
Comme cela fut déjà pratiqué lors des massacres du 8 mai 1945 , et deux années après par des élections pastiches qui ont, de par leur dérision, provoqué le raz de bol aussi bien des élites nationalistes, initialement prédisposées à accepter ce jeu de représentativité et qui, donc, se sont retrouvées flouées et humiliées devant leurs électeurs dont, notamment, la masse importante des adhérents du PPA/MTLD, que de la majorité de la population paupérisée en tout point de vue et, de part ces faits et actes abjects endurés, toute intention coloniale buterait désormais sur un mur de méfiance totale. Infranchissable !
Dont celle de Messali Hadj qui, cependant, n'avait pas su saisir à leur juste mesure et à temps réel les nouveaux enjeux en présence au sein du mouvement national dans son ensemble, d'où son charisme déclinant aux yeux de ceux qui lui reprochaient, a juste titre d'ailleurs, que la notion du culte de la personnalité - une devanture populiste absorbant les refoulements de tous ordres - est désuète et ne pourrait mobiliser, a elle seule, les masses dans le sens d'une prise de conscience collective, encore moins les aiguillonner à prendre d'autres chemins de délivrance. Ainsi, un parrain - chef - d'une institution, équipe, ou encore d'une famille, s'élevant aux hauteurs éthérées en termes de pouvoir lié à l'autosuffisance et au narcissisme, usé et méprisant tout le monde, ne croyant qu'a son raisonnement et puis change son avis tout de suite, tergiverse, ne peut que provoquer des zizanies et désarrois entre leurs membres et donc, inévitablement, l'apparition de doublures dites de terre-à-terre. Brutalement ! Ce qui fut fait.
DOUBLE 20 AOûT
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com