Dure, très dure même aura été la défaite de l'USMA, avant-hier au stade Omar Hamadi, face à son homologue égyptien de Talaie El Djeich. Première conséquence: cette contre-performance a débouché sur la démission du président Saïd Allik. Si cela venait à se confirmer, ce serait une grande perte pour l'USMA qui a connu ses heures de gloire avec Allik après seize années de sacrifices. Par contre, Ali Fergani, qui a annoncé son départ, est revenu finalement sur sa décision. Comment alors peut-on interpréter cet échec ? Alors que Talaie El Djeich s'est relancé dans la course pour la qualification aux demi-finales, l'USMA s'est compliquée la tâche. En tenant compte de certains paramètres, il fallait s'attendre à cet échec dans la mesure où, en football, il y a des signes qui ne trompent pas. La preuve, depuis l'entame du championnat, les Algérois ont perdu de leur régularité et de leur verve. Les raisons ? Elles sont multiples. La plus évidente reste, selon de nombreux observateurs, la composante de l'équipe, jugée vieillissante. Certains cadres de l'effectif se sont accordé le statut d'intouchables, et seraient à l'origine du départ du coach Amrani. En effet, ce dernier, en voulant instaurer une discipline au sein du groupe, a payé cash son autorité vis-à-vis de quelques joueurs qui ont défendu leurs droits en négligeant leurs devoirs. Il fallait à notre avis prendre en considération la philosophie du club et ses objectifs pour se donner les moyens de sa politique en matière de qualité d'effectif. Aujourd'hui, les faits sont là. L'USMA a inéluctablement besoin de sang neuf, d'un nouvel état d'esprit et de nouveaux défis. Car, à cette cadence, même la joie de jouer a disparu et cela s'est répercuté sur les résultats qui ont débouché sur la réaction hostile d'un public, pourtant réputé par son sens de respect et son soutien indéfectible à son équipe. Aujourd'hui, les joueurs de l'USMA, du moins quelques-uns en fin de carrière, évoluent sans aucune discipline de jeu. Cela s'est vérifié lors du match contre Talaie El Djeich qui n'est pourtant pas un foudre de guerre. Lors de ce match, les Algérois, visiblement mal concentrés, n'ont pas eu leur rendement habituel pour tenter d'exploiter l'avantage du terrain et l'appui de leurs fans. A Soustara, la déception était visible sur tous les visages avec cette défaite qui laisse beaucoup de regrets, car personne ne s'attendait à ce revers. En somme, à l'USMA tout est à refaire, un jeu à revoir, une ambiance à recréer, un public à reconquérir, une confiance à réinstaller et surtout une tradition à perpétuer. Pour cela, «la méthode en football exige de ne pas se tromper», a-t-on coutume de dire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Z
Source : www.lequotidien-oran.com