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Urgence malienne Edito : les autres articles



Urgence malienne                                    Edito : les autres articles
Y aura-t-il intervention étrangère dans la crise malienne, les Américains, qui penchaient pour une solution politique, ne l'excluant pas si elle était menée par des pays africains ' Il est pourtant bien difficile d'évaluer une hypothèse que l'on disait forte jusqu'à il y a quelques jours, soit exactement avant la réunion consacrée au Mali, mercredi dernier, sous l'égide de l'ONU. Toujours est-il que la décision, ou plutôt la solution envisagée pour aider les dirigeants maliens à restaurer leur autorité sur l'ensemble de leur territoire, n'est pas de celles qui se prennent facilement. Les Maliens eux-mêmes en ont donné le ton en déclarant que toute éventuelle intervention militaire devait être menée par des Africains, et plus précisément des Etats d'Afrique de l'Ouest, regroupés dans le cadre de la Cédéao.
Ou encore qu'il ne s'agissait que de logistique, avant de se rendre compte que la Cédéao n'avait pas d'effectifs suffisants et qu'en tout état de cause, cela devrait demander du temps et même beaucoup. Repli tactique devant une option de plus en plus contestée, amenant ceux qui la défendaient à y mettre moins d'ardeur, ou encore à multiplier les considérations qui la vidaient de sa substance ' Ce qui restreint alors l'éventail des options pour le règlement de cette crise née de la partition du Mali, au printemps dernier. Sauf que pas d'intervention militaire ne devrait en aucun cas signifier pas d'intervention du tout, et consacrer donc le statu quo, ce qui revient à entretenir cette crise dont on mesure si bien les retombées sur l'ensemble de la région et même au-delà. Un risque d'enlisement contre lequel, l'Algérie met en garde.
Là, on revient à l'option défendue par les Algériens depuis le début de cette crise, et force est de constater qu'elle a recueilli de très fortes adhésions, faisant qu'elle est la mieux partagée. Il s'agit d'une solution politique et diplomatique, abordée dimanche à Alger, avec à la base la crise institutionnelle malienne née du coup d'Etat du printemps dernier, alors même qu'approchait la tenue d'une élection présidentielle. Il y a donc un commencement et même la priorité qui consiste à doter ce pays d'institutions librement élues, l'aide militaire, et si celle-ci venait à être décidée, elle ne devra prendre que cette forme. Autrement dit, et comme le soutient l'Algérie, que «les Maliens soient les premiers acteurs dans la recherche de solutions à leurs problèmes, et qu'il faudra impérativement aider et soutenir en renforçant leurs capacités nationales».
Avant même que le chef de l'Africom n'abonde dans ce sens, la secrétaire d'Etat américaine a fait de la position algérienne le point de convergence en déclarant que «seul un gouvernement démocratiquement élu aura la légitimité pour parvenir à une solution négociée au Nord-Mali, mettre un terme à la rébellion et restaurer l'Etat de droit». Pour que cela soit possible, il faut doter ce pays de moyens à même de rétablir la paix dans sa partie septentrionale, et là beaucoup pensent à ce qui n'a pas été fait depuis vingt ans.
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