En attendant son récapitulatif, la première édition s'avère très encourageante.
A sa première édition, le projet «Réseau 50 from Algeria, portes ouvertes sur l'art» s'est bel et bien tenu du 24 au 28 mai dernier. Ses organisateurs et, notamment le site founoune.com, initiateur et animateur de la démarche, préparent actuellement un bilan de l'initiative qui donnera lieu, ultérieurement, à l'édition d'un album récapitulant l'ensemble des actions artistiques et initiatives qui se sont déployées dans une belle diversité sur tout le territoire national et même dans le monde, auprès d'artistes de la diaspora algérienne ou de créateurs étrangers séduits par l'initiative. En attendant la publication, les informations et échos recueillis ici et là, attestent d'un enthousiasme participatif plus qu'encourageant pour l'avenir de cette manifestation.
Au niveau de son déploiement, elle est une réussite puisque le Réseau 50 a pu se manifester dans de nombreuses régions du pays, dans les grandes villes comme dans des lieux particulièrement décentrés, voire isolés. Alger, Constantine, Timimoune, Béjaïa, Maghnia, Batna, Tazmalt, etc. presque toute la carte d'Algérie a été touchée, du moins dans ses grands ensembles.
Un autre point positif réside dans la diversité des participations émanant d'ateliers d'artistes, d'institutions culturelles privées ou publiques, d'associations artistiques, d'écoles d'art, etc.
Une synergie impressionnante qui a montré que les différences de statuts pouvaient être transcendées par la communauté d'objectif et le partage d'une volonté d'expression et de visibilité. C'est dire que le concept était réellement attractif et que son recours à des initiatives libres, sans imposition de thème ou de procédure, a permis à chacun ' individu, collectif ou structure ', d'inscrire le projet qui convenait le mieux à ses aptitudes et ses désirs d'expression ou de promotion de son travail artistique.
L'autre bienfait de cette manifestation décentralisée est d'avoir touché des disciplines autres que les arts plastiques et suscitant un échange entre les modes d'expression et disciplines quand, souvent, elles se confinent dans un cloisonnement, compréhensible dans une certaine mesure, mais nuisible à l'enrichissement mutuel. De plus, au-delà de l'exposition d''uvres ou l'organisation d'actions artistiques, la dynamique a entraîné aussi quelques échanges, discussions et réflexions sur l'art, ses pratiques et tendances.
Des textes ont été diffusés ou écrits à la faveur de l'initiative. Ainsi, l'artiste Ammar Allalouche a proposé une contribution intitulée «Pour un changement culturel en Algérie ; sauvegarde du patrimoine et des arts plastiques», tandis que le peintre Mustapha Adam a même rédigé un «Manifeste Aouchem II» proposant une revitalisation de ce mouvement créé en 1967.
Au-delà de leurs contenus, ces textes et d'autres contributions indiquent que le besoin et la volonté de réfléchir et de débattre existent et ne demandent que des espaces ou opportunités pour s'exprimer.
Nous avons remarqué dans l'ensemble quelques actions comme l'opération Portes Ouvertes de l'école d'art Artissimo d'Alger, ainsi que les initiatives en direction des enfants, comme les ateliers du collectif de Maghnia ou du Musée national des Beaux-arts
d'Alger.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Allaoua Benasria
Source : www.elwatan.com