Le FLN veut peaufiner sa stratégie pour les locales
Le FLN met le cap sur les élections locales de novembre prochain. C’est la principale question qui sera discutée lors de la rencontre nationale des cadres du parti qui va remplacer l’université d’été du parti.
Selon une source proche du parti, la réunion prévue à Alger à la fin du mois d’août va regrouper des cadres, des élus et des militants du parti autour des questions d’actualité. L’occasion de faire le point sur les élections législatives de mai dernier ainsi que les résultats obtenus par le FLN et de relancer la question de la révision de la constitution.
La réunion sera précédée par des rencontres régionales qui regroupent les cadres des mouhafadhas et de kasmas ainsi que les président d’APC issus du parti, en vue d’élire les mieux placés pour être candidats à l’élection locale. Cette rencontre intervient au moment où la protestation monte d’un cran après l’installation des secrétaires des mouhafadhas, qui a pris fin il y a quelques jours.
A ce propos, il y a lieu de noter que des voix se sont élevées pour dénoncer la désignation de certaines personnes à la tête de ses instances locales.
Ces voix, on les retrouve au sein même de l’instance exécutive du parti. On n’hésite pas à faire ainsi état de divergences de fond entre Belkhadem et de hauts cadres du parti, tels Salah Goudjil ou Abdelkader Bounekraf, d’ailleurs absents des travaux de la dernière réunion de l’instance exécutive du FLN.
Salah Goudjil aurait même affiché sa désapprobation de la manière avec laquelle ont été désignés les secrétaires des mouhafadhas, à l’exemple de ce qui s’est passé à El-Tarf ou Oued Souf. Et afin de retourner la situation, au FLN on n’hésite pas à faire appel aux vielles méthodes. Des lettres de soutien sont adressées par des députés FLN et membres du conseil de la nation à l’actuelle direction, avec à sa tête Abdelaziz Belkhadem, remettant sur la table la question de la légitimité de l’actuel secrétaire général.
La direction du parti considère d’ailleurs que la protestation «provient des militants qui n’ont pas été choisis pour les législatives ou les directions locales du parti». Le parti reconnaît même qu’il y a des luttes internes «sur des idées et des projets, et cela, est légitimes vue l’importance et l’envergure du parti».
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com