Alger - Revue de Presse

Une nouvelle grille de salaires pour les fonctionnaires



Un nouveau système de rémunération Dès l’ouverture, hier, de la 14e rencontre bipartite entre l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le gouvernement, les deux partenaires ont exprimé leur satisfaction quant à la finalisation et à l’adoption d’un nouveau système de rémunération des fonctionnaires. Dans son allocution d’ouverture, Abdelaziz Belkhadem se voulait d’emblée rassurant. Il accordera, ainsi, son satisfecit à la centrale syndicale UGTA qui, d’après lui, a fait preuve jusqu’ici d’un «esprit de responsabilité». Il remerciera les cadres syndicaux présents et à leur tête le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, pour leur «rôle éminemment constructif». Revenant à l’ordre du jour, il révèlera que ce dossier des salaires dans la Fonction publique a connu bien des péripéties, et ce, depuis... 1991. Belkhadem soulignera par ailleurs que la promulgation en juillet 2006 de l’ordonnance portant statut général de la Fonction publique a permis notamment de «doter le secteur des administrations et des institutions publiques d’un instrument essentiel». Pour lui, ce statut constitue une «étape importante dans le processus de réforme des structures et des missions de l’Etat». Aussi, la mise en place de ce nouveau cadre juridique se devait d’être complétée par un système de rémunération plus adapté aux nouvelles réalités socio-économiques ainsi qu’aux missions assignées au service public. La nouvelle grille des salaires de la Fonction publique devrait non seulement conforter les missions du service public mais assurer également un fonctionnement optimal des services de l’Etat. De son côté, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd a, comme à son accoutumée, tenu à saluer les «grandes décisions» prises par le président de la République au profit des travailleurs et destinées à améliorer leur pouvoir d’achat. Le numéro 1 de l’UGTA déclarera en outre apprécier l’apport inestimable du chef de l’Etat qui a permis de répondre, ainsi, aux attentes de centaines de milliers de fonctionnaires et de leurs familles. La nouvelle grille des salaires constitue selon lui une «avancée significative», tant par son impact sur les conditions de rémunérations des fonctionnaires, qu’au plan de la méthodologie adoptée. Le patron de l’UGTA ne manquera pas de remercier, à la fin de son laïus, le président de la République «pour l’attention particulière qu’il accorde à l’amélioration constante des conditions de vie des travailleurs et de leurs familles». A l’issue des travaux qui, notons-le, se sont déroulés à huis clos, le Chef du gouvernement a animé un point de presse au cours duquel il a tenté de répondre aux questions des journalistes en leur donnant quelques détails sur le nouveau système de rémunération. On apprendra ainsi qu’il existait jusque-là 78 valeurs différentes du point indiciaire. Celui-ci a été ramené à une valeur unique fixée à 45 dinars. Cette revalorisation indiciaire va, selon lui, faire émerger les compétences car le gain obtenu lors du passage d’un grade à un autre sera bonifié, et ce, pour compenser le «poids de la responsabilité». Pour Belkahdem, l’avènement de ce nouveau système de rémunérations est surtout justifié par l’anarchie qui subsiste dans les textes, une conséquence logique, selon lui, des modifications successives apparues depuis l’adoption du fameux statut général des travailleurs (SGT) qui comporte, d’après lui, un «poids excessif du régime indemnitaire». Le nouveau système qui concerne ainsi 385 grades de la Fonction publique prévoit une progression indiciaire verticale et une autre horizontale pour les échelons de 1 à 12. Le principe de base pour la classification des postes sera consacré uniquement par les qualifications du postulant. Une grille de salaires de 17 échelons a été ainsi retenue avec 7 subdivisions hors catégories, notamment pour les chercheurs et les hauts cadres de l’Etat. Cette grille de salaires concerne quatre groupes socioprofessionnels: la catégorie des cadres de conception qui va de l’échelle 11 à 17, celle des cadres d’application qui va de l’échelle 9 à 10, celle des agents de maîtrise de l’échelle 7 à 8 et, enfin, celle de la catégorie des agents d’exécution qui va de l’échelle 1 à 6. Interrogé sur la date d’effet de la revalorisation des salaires attendue, Belkhadem se montrera alors évasif en indiquant que ce dossier devra être d’abord soumis à une adoption par le Conseil du gouvernement et une validation par le Conseil des ministres. Concernant l’impact financier, le Chef du gouvernement fera état d’une dotation en provision dans l’actuelle loi de Finances. Interrogé par La voix de l’Oranie au sujet d’éventuelles tensions inflationnistes à la suite de la revalorisation salariale envisagée, le chef du gouvernement n’exclura pas ce risque auquel les autorités doivent faire face, selon lui, par une politique budgétaire des plus prudentes.
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