Les Français sont décidés à passer à une phase concrète dans le projet de partenariat avec Alger. Pour y parvenir le plus rapidement possible, ils ont dépêché une forte délégation du Medef, où figurent pas moins de 61 participants représentant 48 entreprises, ils se trouvent d'ailleurs depuis hier à Alger pour faire progresser les affaires.Et comme pour bien marquer l'importance que revêt ce déplacement, l'organisation patronale a mis l'accent sur l'importance de la délégation et rappelé qu'elle n'avait pas envoyé autant d'hommes d'affaires en Algérie depuis longtemps.
Il faut savoir que cette délégation sera conduite par son président Pierre Gattaz, qui ne s'est pas déplacé en Algérie depuis une dizaine d'années. Il sera accompagné par le directeur général du Groupe Suez et président du Conseil de chefs d'entreprises France-Algérie du Medef International. Parmi les entreprises ont été citées Suez, Airbus, Dassault, Renault Trucks, Engie, Alstom, BNP Paribas, Eutelsat, Thales et Total Eren ainsi que plusieurs représentants de cabinets d'avocats d'affaires.
Selon les éléments rendus publics, la visite du Medef devrait s'étaler sur trois jours au cours desquels il sera procédé à la signature de deux mémorandums. Le premier concerne un mémorandum d'entente (il sera signé) avec le ministre de l'Industrie et des Mines et le SG de l'UGTA et des présidents des organisations patronales. Le second porte sur les énergies renouvelables et sera, quant à lui, signé par l'entreprise française Engie et algérienne Sonatrach.
Des discussions plus approfondies sont également programmées avec le FCE (Forum des chefs d'entreprises). Selon le programme rendu public, la délégation sera reçue par le Premier ministre et des membres du gouvernement. Il faut, d'autre part, savoir que le Medef se dit optimiste pour «le développement d'un partenariat gagnant-gagnant durable avec l'Algérie». Les actions menées par le Medef pourraient aboutir à l'organisation d'une nouvelle visite du Président français en Algérie. Emmanuel Macron aurait, nous dit-on, prévu de se déplacer pour signer l'ouverture d'une nouvelle ïre de partenariat économique avec l'Algérie. Il s'agirait d'un second déplacement après celui effectué en décembre dernier. Cette visite est intervenue, doit-on le rappeler, suite à la rencontre du Comefa (Comité économique mixte algéro-français) au cours de laquelle le Premier ministre français avait fait état d'une «perte de terrain» constatée en Algérie.
Durant la rencontre du Comefa, il avait été procédé à la signature du fameux dossier Peugeot, resté en suspens de longues années. Offensifs, les Français avaient déclaré ouvertement leur intention d'aller plus loin et de reconquérir le marché algérien.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A C
Source : www.lesoirdalgerie.com