Alger - Revue de Presse

Une délégation de l’Union nationale des étudiants de France en séjour à Alger



L’UNEF livre bataille contre la loi Sarkozy Durant son voyage qui l’a mené déjà au Maroc et dans la capitale algérienne, depuis le 21 juillet dernier, l’Union nationale des étudiants de France se mobilise pour les étudiants étrangers notamment les Maghrébins. Ces derniers souffrent, selon cette organisation, de conditions d’accueil dégradantes et de formalités administratives très lourdes pour l’obtention du fameux visa d’études. Cette principale organisation estudiantine française d’âge centenaire qui compte pas moins de 45% de voix nationales dans l’Hexagone, a recensé environ 24.000 étudiants algériens en France dont 30% sont des résidents. Après avoir acquis en notoriété et suite à sa bataille acharnée contre le Contrat pré embauche (CPE), l’UNEF de par son poids pesant dans le paysage universitaire en France, ne compte pas baisser les bras puisqu’elle est entrain de livrer bataille contre le dispositif de Nicolas Sarkozy mis en branle par sa politique de l’émigration choisie. A la rentrée sociale prochaine, l’UNEF par la voix de son vice-président Benjamin Vételé, présentera son rapport de voyage dans ces deux pays et interpellera du coup les pouvoirs publics en France, via des tracts et des pétitions afin d’alléger les procédures d’autorisation d’études en France. D’après les délégués de l’UNEF, la généralisation des espaces campus France a participé à la mise en place de la politique dite «d’immigration choisie» par le précédent gouvernement. Vue de France, le développement de ces structures à l’étranger présente, selon le syndicat des étudiants, un caractère ambigu. Du moment où il vise, en apparence, à la mise en place d’une interface d’accueil et d’information à destination des étudiants désireux étudier en France. En revanche, le fonctionnement de ces espaces laisse craindre qu’au-delà de l’information nécessaire, ils jouent davantage un rôle de régulation des flux migratoires que celui d’une réelle interface universitaire. A ce titre, l’UNEF a exprimé ces vives inquiétudes par rapport aux objectifs poursuivis par le ministre du nouveau «département de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et de la coopération» ainsi que la lettre de mission qui lui a été transmise par le nouveau président de la République française et le premier ministre, le 09 juillet dernier. Pour rappel, la loi Sarkozy de 2003 n’a pas donné de consignes directes aux services consulaires et de coopération, mais se pose, soutient Benjamin Vételé, un problème d’ordre moral qui a limité tout de même auparavant les droits de recours en cas de refus de visas pour les étudiants postulants. Ceci dit, durant son expertise ici à Alger, l’UNEF a constaté effectivement la diminution de visas d’études octroyés aux Algériens, due, essentiellement, à la complexité des dossiers à remplir et des coûts y afférents. Même si l’UNEF a décelé, toutefois, la volonté du CEF d’Alger d’accompagner positivement les étudiants algériens. Bref, l’UNEF, qui vient d’effectuer des rencontres avec des associations estudiantines, syndicats, enseignants, universitaires, est arrivé à un constat précis: la nécessité de renforcer les politiques de coopérations universitaires et scientifiques entre l’Algérie et la France avec, à terme, la mise en place de grille d’équivalence des diplômes entre les universités des deux pays.
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